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1832, Abdelkader choisi pour être le guide
Mascara
Publié dans La Nouvelle République le 13 - 04 - 2021

Un hameau situé dans la localité de Hacine, distant d'environ une quinzaine de kilomètres de Mascara que naquit en 1807, l'émir Abdelkader dans la zaouïa de son père Sidi-Mahiedinne. Chef spirituel de la confrérie des «Quadria» et guide d'une partie considérée de l'alliance des «Hachem» ou «Hchem», à philosophie religieuse. Son existence, il la partagea entre la zaouïa de Gueithna et celle de Sidi-Kada (ex-Cacherou), où Sidi Mahiedinne passait généralement l'été.
À Mascara, l'émir résida de 1832 à 1835, qui a vu un historique 27 novembre 1832 Abdelkader choisi pour être le guide, l'émir, le chef d'une machine de guerre des plus complexes, puisqu'elle est une combinaison de familles, de lignages dont la première fidélité va à l'«acabiya», c est-à-dire les intérêts de la communauté. Les alliances sont libres et fragiles. L'émir a dû d'abord tenir les chefs de tribu, casser les tabous sachant bien que s'ils ont embrassé sa main, c'est parce qu'ils n'ont pu la couper, ensuite combattre les indus occupants colonialistes français. Contrairement à ce qui est rapporté comme date de cette commémoration par des plumes du poids légers où il est important de mentionner que la première «moubayaa», c'est-à-dire l'«allégeance» à l'Emir Abdelkader a bien eu lieu le 27 novembre 1832, sous l'arbre de la «Derdara», dans la plaine de Ghriss, suivi d'un deuxième plébiscite total le 4 février 1833 dans l'enceinte de la mosquée de l'Allégeance, qui porte aujourd'hui le nom de «Sidi-Hacene» sise au chef-lieu de la wilaya.
Il rassembla sous son commandement tous ceux qui voulaient résister à l'occupation et à la conquête françaises, il obligea les tribus à lui accorder des hommes valides et de l'argent, il nomma de nouveaux chefs après avoir destitué les anciens qui, par intérêt, acceptaient de «collaborer» avec les forces d'occupation. A trois années d'intervalle, il signa avec les Français deux traités importants : d'abord en 1834, le général Desmichels qui commandait à Oran, était d'accord pour arrêter les combats qui faisaient rage. L'émir Abdelkader signa avec lui une convention, appelée Traité Desmichels, où le jeune émir des croyants, voyait son autorité reconnue sur toute l'Oranie. Puis en 1837, le traité de la «Tafna» étendait cette autorité à l'ancien Beyliks du Titteri (Médéa) et à la majeur partie de la province d'Alger : l'émir aux yeux de ses adversaires mêmes, dès lors figure de chef incontesté de la résistante algérienne et des algériens. Stratège de guerre et homme de paix, l'émir Abdelkader avait été un modèle d'intelligence, de bravoure et de loyauté envers sa nation et son Etat. Quand il mourut à Damas, où il avait sauvé du massacre 12.000 chrétiens menacés par les Druzes de Syrie, il avait acquis dans l'Europe entière un respect aussi élevé que celui dont il avait bénéficié toute sa présence durant auprès des siens.
Viennent les victoires, les défaites, les trêves, les trahisons d'urbi et orbi, les représailles. L'émir se bat sur tous les fronts, sans cesse chevauchant, dormant à cheval, épuisant ses secrétaires, ses intendants, ses lieutenants. La révolte des Algériens et l'organisation de l'Etat par l'Emir Abdelkader jusqu en 1847, où des résistances se manifestaient déjà contre l'occupant, après la prise d'Alger. Le gouvernement de Louis Philippe statua, après bien des flottements pour une solution moyenne, qui demeure celle, communément appelée de l'occupation restreinte, où l'armée française s'arrangea provisoirement d'occuper les principaux ports de l'époque et quelques villes de l'intérieur. Cette appropriation du colonialisme français sur notre pays se montra toutefois dès les premiers jours extrêmement sanguinaires. Le général Clauzel, qui menait les troupes d'occupation faisait exécuter toute personne trouvée porteuse d'une arme. Apres lui, le général Savary, Duc de Rovigo, comme Cavaignac, Saint Arnaud, Pélissier et Montagnac se montreront plus barbares encore et souvent plus impitoyables envers les populations autochtones : en faisant occuper militairement la mosquée de Ketchaoua d'Alger pour la transformer en église catholique : en culbutant les tombes d'un cimetière pour en faire une sorte de place d'un marché.
Des provocations notables ont été consignées dans les diverses correspondances des insurgés avec l'état-major de l'émir Abdelkader établi à Mascara, où les autochtones ne pouvaient se déplacer librement pour se rendre d'une ville à une autre. Ils devaient être munis d'un laissez-passer. Rovigo fit arrêté sur la route d'Alger des notables à qui il avait remis des saufconduits et les fit fusiller. Dans l'Algérois, les oppositions se produisaient, dès 1831, sous la forme d'attentats contre les militaires, mais par des soulèvements de plusieurs tribus voisines de La Mitidja, Médéa et Miliana. A Constantine, le Bey Ahmed repoussa une colonne française forte de 9.000 hommes, qui dut se retirer après de lourdes pertes. En Oranie, où le Sultan du Maroc, sous la pression de l'opinion populaire de son royaume, avait apporté son aide aux insurgés établis à l'ouest sous l'autorité de l'Agha d'Oran, et ce, pendant seulement quelques temps. Mahiedinne, le père de l'émir Abdelkader, un homme pieux et lettré, Moqadem (gardien des lieux) de la puissante confrérie religieuse des Quadria, lança, depuis Mascara où il demeurait, malgré son âge très avancé l'appel à la guerre sainte.
Il tenta d'isoler Oran, s'efforçant d'arrêter tout ravitaillement destiné à la garnison française. Son fils Abdelkader qui avait montré à l'occasion de ce blocus d'Oran de grandes qualités de soldat, véritable stratège de guerre, accepta d'échoir à son père Mahiedinne à la tête de la résistance à l'ouest algérien. Chef de guerre adroit et indomptable, il se montra pareillement brillant diplomate et homme d'Etat avéré. Tandis que l'armée d'occupation française occupait Alger, Oran, Mostaganem, Arzew et les environs de Constantine (après la prise de cette ville en 1837), Abdelkader se trouvait donc à la tête d'un vaste territoire organisé comme un véritable Etat centralisé. Dans ce but, il divisa le pays en 8 Khalifaliks : Tlemcen, Mascara, Miliana, Médéa, le Sebaou, la Medjana, le Sahara oriental (Ziban) et le Sahara occidental. Chacune de ces circonscriptions territoriales était répartie en Aghaliks et chaque Aghaliks en Caïdats. Khalifas, Aghas, Caïds, nommées et rétribués par l'Etat de l émir, étaient responsables de leur bonne ou mauvaise administration. L'Etat ébauché par Abdelkader n'était plus un Etat au pouvoir d'étrangers comme sous l emprise des Turcs, il n'était pas non plus soumis à l'influence de tribus ou de familles privilégiées.
C'était un véritable état algérien. En 1838, la guerre reprit, Abdelkader refusa de signer un nouveau traité qui diminue l'étendue de son Etat, une colonne française, voulant établir la liaison, traversa, par les portes de fer entre Alger et Constantine (dans les Bibans), un territoire reconnu à l'émir Abdelkader par le traité de la Tafna. C'était la violation de ce traité par l'armée d'occupation coloniale française. Abdelkader écrivit au général français pour lui annoncer qu'il reprenait les hostilités. Les tribus des environs d'Alger se jetèrent sur la Mitidja les ferment et tuant les indus colons, qui déjà, à cette époque de notre pays colonisé comptait 25.000 Européens dont 11.000 Français. Les troupes françaises reçurent des renforts qui assurèrent leurs effectifs à 50.000 hommes fortement armés. En décembre 1840, Bugeaud fut nommé gouverneur général, et la guerre totale commençait par des pillages, incendies de villages et de récoltes et de massacres de populations. Le général Saint Arnaud, l'un des lieutenants de Bugeaud, écrivait dans une correspondance au gouverneur en ces termes : «Nous tirons peu de coups de fusil, nous brûlons les douars, tous les villages, toutes les cahutes...
On ravage, on pille on détruit les maisons et les arbres. Des combats ? Peu ou pas. «Dix-sept années de lutte des plus barbares a vu l'émir Abdelkader affronter durant 116 batailles, 142 généraux, 5 princes et 16 ministres de la guerre. Dès la fin de 1842, l'émir Abdelkader avait perdu une grande partie de son territoire, de ses dépôts d'armes et son armée régulière, décimée via les trahisons et les félonies, qui déjà à l'époque de l'Emir ont été légions, malheureusement gravées sur des pages entières de notre histoire. En 1843, la Smala de l'émir Abdelkader fut surprise et capturée dans le Djebel Amour sise dans la région de Tlemcen, par un escadron commandé par le Duc d'Aumale, fils du roi de France. L'Emir Abdelkader essaya d'obtenir de l'aide du sultan du Maroc, Moulay Abderahmane, battu par Bugeaud à la bataille d'Isly signa un traité conclu à Tanger le 10 septembre 1844, mettant l'émir Abdelkader «hors la loi» et autorisant l'armée française à pourchasser en territoire marocain les tribus et insurgés algériens qui viendraient y tenter refuge. Une double trahison paraphée par le souverain marocain Moulay Abderrahmane, y compris des collabos de l'armée française qui planifie la fin de l'émir pour des intérêts des plus maculés de sang et de haine à l'endroit de notre nation.
En 1847, l'Emir Abdelkader obtenait de Louis Napoléon Bonaparte le droit de se retirer ou de s'exiler en Syrie à Damas où il décéda en 1883, à l âge de 75 ans. Aussi, il y a eu des portraits d'hommes qui ont marqué l'histoire avec l'émir Abdelkader, ils sont nombreux, qui lui sont restées fidèles et qui n'ont pas trahi sa cause pour des intérêts ou des dividendes, et ce, jusqu aux derniers souffle, à l exemple du Cadi ou (Kadi) en droit musulman Chergui Sid Ahmed Belacel ou Bel Assel, fils de Chergui Mohammed Ben Mohammed, dont descend l'arbre généalogique légitime de Sidi Mahiedinne Ben Mokhtar, qui a su manier la plume et l'épée dans des moments difficiles auprès de l émir Abdelkader, il lui a égalé un grand attachement, selon des historiens et des documents qui demeurent consultables en France. Dans un autre contexte, il a été constaté durant des années durant, la mise à l'écart de la famille Chergui Sid Ahmed, l'actuel bâtonnier de l'Ordre des avocats de la wilaya de Mascara, des festivités et autres cérémonies à la mémoire de l'émir Abdelkader dans ses différents cycles, et a vu l'indifférence des autorités au niveau de la wilaya comme au niveau central de faire des additions et autres soustractions, quant à la primauté de certains qui se déplacent à El Kader aux Etats-Unis (USA) dans le cadre des échanges qui se spéculent en catimini entre les deux pays.
Des troques qui se déroulent chaque année au frais de la princesse, et dont des personnes malintentionnées qui n'ont rien à voir avec les descendants de l'émir se permettent ce luxe fabuleux des temps modernes. C'est honteux ces privilèges ! C'est plutôt le fait que la plupart des têtes d'affiche de la scène politique au niveau de la wilaya de Mascara ne sont pas connues par un tiers ou plus des électeurs. Les citoyens rencontrés ce jour le jeudi 26 du mois en cours, à l'occasion de la célébration du 188e anniversaire de l'allégeance de l'Emir Abdelkader qui s'est déroulé en berne , et ce, à trois années consécutifs ont raison d'attester à l'unanimité que l'Assemblée nationale est une bulle. Une bulle à laquelle bien des citoyens ne portent aucune attention.
Pour conclure, ces pseudo-représentants de façade de l'émir Abdelkader passionnés de la voracité de ces gens-là toujours à l'affût de privilèges, de postes de responsabilités et de la facilité à l'accès à la grosse caisse de l'argent de l'Etat providence, et autres magouilles connues sur la place publique à Mascara. Honteusement épaulés par des privilèges et autres passe-droits qui refusent de remettre les clés de la mémoire de l'Emir Abdelkader, à qui de droit. Nul n est prophète en son pays ! Enfin, n'est-il pas vrai, que les sanglots des martyrs et des suppliciés sont une symphonie enivrante sans doute malgré le sang que leur volupté coûte. Le summum des affairistes, nouveaux riches et autres voyoucraties qui indignement ne sont point assouvis régalent de ce plaisir de l'Etat providence.


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