Invité par la Radio Algérie Multimédia, le haut cadre au Service Central de lutte contre la cybercriminalité relevant de la DGSN, le Commissaire principal de Police, Belhadj Abdellah a mis en garde, hier mardi, les internautes Algériens contre les fraudes électroniques, un phénomène qui s'est multiplié durant ces dernières années sur les réseaux sociaux faisant, malheureusement, des milliers de victimes. Le Commissaire principal de Police, Belhadj Abdallah, haut responsable à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et cadre au Service central de lutte contre la cybercriminalité, a dévoilé, hier mardi sur les ondes de la Radio Algérie Multimédia, que le nombre de cas de fraude dans l'espace numérique est en constante augmentation, notant qu'en 2024, 1.387 cas de fraude électronique ont été enregistrés, tandis qu'en 2023, 1.130 affaires similaires ont été recensées ce qui fait, au total, 2.517 victimes en deux ans. Commentant que le crime est passé de la réalité au virtuel, voire aux sites Web. Le Commissaire principal de Police et lors de son interview accordée à la Radio Algérie Multimédia, a évoqué les dangers du commerce électronique et les principales méthodes et techniques utilisées pour la fraude et l'escroquerie à travers l'espace numérique, soulignant les efforts déployés par la DGSN pour faire face à ces fraudeurs. Le même intervenant a également fourni un ensemble de conseils et de directives pour faire des achats en ligne en toute sécurité. « Dans le domaine juridique, les articles 09 et 04 de la loi n° 2 de la loi pénale définie le crime électronique comme étant une atteinte et usurpation des systèmes automatisés de traitement de données. Tous les crimes prévus par la loi pénale qui sont engagés en utilisant l'une des technologies numériques et médiatiques à partir des outils numériques, tels que l'ordinateur, tablette ou encore les smartphones, sont punissables par la loi. «Il faut que le citoyen prenne conscience et doit comprendre que le crime électronique est punissable par la loi pénale», dira le Commissaire principal de Police sur les ondes de la Radio Algérie Multimédia. Le même intervenant a expliqué que «le crime électronique est en train d'augmenter à travers les réseaux sociaux, notamment les crimes financiers à travers le faux et usage de faux. Le commerce électronique est en vogue en Algérie, nous assistons à une forte dépendance de la part des citoyens concernant l'achat sur le net», a-t-il constaté. «Je tiens à expliquer qu'en étant une entreprise sécuritaire policière constitutionnelle, notre mission est de protéger la vie des personnes, leurs biens et ceux du public. Pour cela, nous avons recensés plusieurs manières de fraude électronique et nous avons localisé des pages commerciales anonymes qui visent à détrousser le grand public, dont les auteurs sont des escrocs qui recourent à de fausses publicités concernant la vente en ligne des marchandises à bas prix pour attirer les internautes et les dépouiller, par la suite, de leur argent. Il y a une autre technique utilisée par les fraudeurs sur la Toile : il s'agit des sociétés virtuelles où les présumés vont recruter des victimes pour de faux projets commerciaux», a illustré le Commissaire principal de la DGSN. «En 2023, nous avons enregistré 1.130 affaires liées au crime électronique au niveau des 58 Sûretés de Wilayas et nous avons, en revanche, pu résoudre 1.066 affaires. Nous avons arrêtés les auteurs et nous avons récupérés les biens des victimes cela grâce aux efforts considérables qui sont faits par les enquêteurs de Police au niveau des 58 Sûretés de wilayas», précise le Commissaire principal de Police, Belhadj Abdellah. Par ailleurs, et faut-il le rappeler, les Brigades de la lutte contre la cybercriminalité de la DGSN avait dénombré en tout 2.000 enfants, entre victimes et auteurs des crimes électroniques. Entre la période allant de 2017 à 2024, les Brigades de la lutte contre la cybercriminalité de la DGSN ont arrêté 1.003 mineurs impliqués dans les crimes électroniques, tandis que le nombre des enfants victimes des effrois de la Toile a atteint les 1.090 cas, alors qu'en 2024, les Brigades de la lutte contre la cybercriminalité de la Gendarmerie nationale (CGM) ont recensé 261 mineurs, entre victimes et auteurs des crimes numériques, selon le Capitaine Attafi Mohamed Amine. La situation est inquiétante.