Huit (8) pays de l'Opep+, dont l'Algérie, ont réaffirmé, avant-hier jeudi, leur engagement à compenser tout excédent de production depuis janvier 2024, a indiqué un communiqué de l'Energie, des Mines et des Energies renouvelables.Il a été convenu de tenir des réunions mensuelles afin de suivre l'évolution du marché pétrolier et d'examiner le respect des accords et des compensations. C'était, a précisé la même source, lors d'une réunion tenue par visioconférence, à laquelle a pris part le ministre d'Etat, ministre de l'Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Mohamed Arkab, et ayant regroupé huit pays de l'Opep+ qui appliquent des ajustements volontaires de production depuis avril 2023, à savoir l'Algérie, le Royaume d'Arabie saoudite, la Russie, l'Irak, les Emirats Arabes Unis, le Koweït, le Kazakhstan et le Sultanat d'Oman. Une réunion lors de laquelle, a poursuivi la même source, les ministres ont discuté de la situation du marché pétrolier mondial et de ses perspectives d'avenir, compte tenu, ajoute le communiqué, des perspectives positives du marché et conformément aux décisions prises le 5 décembre 2024, confirmées le 3 mars 2025. «Huit (8) pays de l'Opep+, dont l'Algérie, a fait savoir la même source, ont décidé d'ajuster leur production pétrolière, avec une hausse de 411.000 barils par jour au cours du mois de mai prochain», a fait savoir la même source. Faisant remarquer que cette augmentation progressive et flexible pourra être suspendue ou ajustée en fonction de l'évolution du marché afin d'assurer un soutien continu à la stabilité des marchés pétroliers. Le 3 mars 2025, 8 pays de l'Opep+ qui s'étaient précédemment engagés à des ajustements supplémentaires de leurs productions (Arabie saoudite, Russie, Irak, Emirats arabes unis, Koweït, Kazakhstan, Algérie et Oman) ont confirmé leur souhait de remettre sur le marché 2,2 millions de barils par jour (Mb/j) supplémentaires à partir du 1er avril 2025 et jusqu'en septembre 2026. Envisageant d'accroître leur production cumulée d'environ 120.000 barils quotidiens supplémentaires chaque mois pendant 18 mois. Durant leurs réunions, les membres de l'Opep+ décident principalement de prolonger ou d'ajuster des quotas de production pour chaque pays membre, rappelle-t-on. En fonction de diverses considérations, tels que le niveau de la demande mondiale de pétrole, l'état des stocks mondiaux, les conditions économiques mondiales ou encore les objectifs financiers des pays membres. «En ajustant ces quotas, l'Opep+ cherche à contribuer à équilibrer l'offre et la demande sur le marché pétrolier, afin de maintenir des prix du pétrole à des niveaux jugés acceptables en fonction de leurs objectifs». Principalement celui d'ajuster collectivement et de façon concertée les niveaux de leurs productions de pétrole afin de peser sur les cours des marchés pétroliers mondiaux, réduire la volatilité du marché, et assurer des revenus stables pour les pays producteurs. Chaque annonce de l'Opep+, rappelle-t-on encore, est suivie sur tous les marchés internationaux et dans toutes les chancelleries. Notant que les deux contrats de référence du brut, cotés à New York et Londres (le WTI américain et le Brent de mer du Nord), sont très sensibles aux décisions de l'Alliance. Outre l'offre des pays de l'Opep+, les cours du pétrole dépendent toutefois d'autres critères, à savoir les tensions géopolitiques, en particulier dans les zones productrices comme au Moyen-Orient, le niveau de la croissance et les taux de change.