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Une victoire allemande d?cisive (II)
La bataille de Sadowa (3 juillet 1866)
Publié dans La Nouvelle République le 02 - 02 - 2009


Les forces en présence
Avant la bataille, les armées antagonistes présentaient les forces suivantes :
La Prusse avait mis en ligne 221 000 soldats, bien entraînés, mieux équipés et armés d'un esprit offensif remarquable, car conscients qu'ils combattaient pour un grand idéal : union de leur nation. De plus, le commandement était de très grande valeur à l'image du comte Von Moltke et de ses adjoints disciplinés et d'esprit offensif équivalent.
D'autre part, l'état-major prussien disposait de 702 pièces d'artillerie.
Quant à l'Autriche-Hongrie, elle avait à sa disposition : 206 100 combattants (parmi eux 22 000 Saxons) ayant une mentalité défensive, de moindre qualité et moins bien commandés.
Cette armée avait 605 batteries d'artillerie pour enfoncer les lignes prussiennes.
Déroulement de la bataille
Au départ, l'armée autrichienne n'avait que la 1re Armée prussienne et l'Armée de l'Elbe face à elle tandis que les unités du prince-héritier étaient encore en chemin. En effet, suite à une coupure des lignes télégraphiques, la nouvelle de l'offensive décidée le soir précédent par Frédéric-Charles ne fut apprise à l'armée emmenée par le prince-héritier que vers 4 h du matin. En conséquence, la pression se fit au fil des heures de plus en plus forte sur les troupes prussiennes en sous nombre par rapport aux gros contingents austro-hongrois.
La 7e division d'infanterie prussienne du général-major Eduard von Fransecky, et en particulier le 2e régiment d'infanterie magdebourgeois, attaqua dans les bois proches. Ils se retrouvèrent face à deux corps d'armée autrichiens. Un carnage effroyable s'ensuivit alors. Le roi de Prusse ordonna à la 1re Armée qui se trouvait au centre du théâtre des combats de marcher et de le soutenir. Le village de Sadowa fut rapidement pris mais les combats faisaient toujours rage dans les bois environnants. L'artillerie autrichienne arrêta les Prussiens dans la matinée, la 1re Armée prussienne qui s'était placée au départ à l'ouest de la rivière qui traversait les lieux ne pouvant que difficilement faire traverser son artillerie lourde. Sans en référer à ses chefs hiérarchiques de l'état-major autrichien, le général Festetics et ses troupes essayèrent alors de reprendre le bois des troupes allemandes.
Imprudents, les généraux autrichiens se berçaient de l'illusion d'une victoire facile, ce qui les conduisit, d'ailleurs, négliger les combats et la force ainsi que la discipline des soldats prussiens, en ordonnant une charge de cavalerie au moment où la bataille pouvait être décidée en leur faveur. Du côté prussien, les premiers signes de mauvaise humeur se faisaient apparaître contre le plan qui semblait bizarre a priori du général émérite, von Moltke (Guillaume 1er lui-même et son ministre-président, le comte Otto Bismarck, craignirent même une défaite de leurs armées engagées dans cette bataille).
Dans la journée, le maréchal autrichien Benedek ordonna l'utilisation des troupes gardées en réserves, qui ne parvinrent, cependant pas, à reconquérir la colline perdue lors des premiers combats.
Vers le milieu de l'après-midi, surgirent de nouvelles troupes aguerries et fraîches et qui formaient l'avant-garde des corps de la 2e Armée prussienne. L'armée du prince-héritier était là, avec près de 100 000 hommes décidés. Il attaqua aussitôt le flanc droit autrichien et prit aisément l'armée autrichienne en tenailles dans le bois entourant le champ de bataille tandis que d'autres troupes se mettaient à attaquer sur le flanc gauche.
Un gros régiment attaqua du côté est de Sadowa et derrière le centre autrichien tandis que dans le même temps, l'Armée de l'Elbe enfonçait le flanc gauche autrichien. En peu de temps, ces derniers perdirent près de 10 000 hommes. Face à la menace d'un encerclement de l'ensemble de l'armée autrichienne, le commandant en chef autrichien Benedek abandonna la partie et ordonna rapidement le retrait des troupes qui furent poursuivies par la cavalerie prussienne sans relâche jusqu'à leur déroute totale.
A la fin de la bataille, les pertes de deux côtés se répartissent comme suit :
- Côté allemand :
1 900 morts, 275 disparus, 6 800 blessés, et 940 chevaux perdus.
- Côté autr chien : 5 735 morts, 7 925 disparus, 8 440 blessés, 22 000 prisonniers, 116 canons pris par les Prussiens et 6 000 chevaux perdus.
Conséquences de la victoire prussienne
La signification de la bataille ne resta pas inconnue des contemporains. Dans la capitale française, Paris, du Second Empire, Napoléon III craignait que ne se crée, sur la frontière orientale, un voisin puissant et uni sous la domination de la Prusse. Très vite apparut le slogan d'appel à la bataille pour empêcher la Prusse d'unir plus avant l'Allemagne : «Revanche pour Sadowa ! ». Le but était d'étouffer le mouvement d'unification allemande, ce qui aboutit à la guerre franco-allemande de 1870-1871. On peut affirmer que le refus français de soutenir l'Autriche s'est révélé être un bien mauvais calcul : la Prusse est renforcée, assurée de ne pas être attaquée par la Russie, et peut se tourner tranquillement vers la France en mobilisant des forces colossales.
La bataille de Sadowa eut aussi de profondes conséquences pour l'Empire autrichien, qui était, malgré tout, l'une des plus grandes puissances en Europe et dans le monde. Mais, tout simplement, l'Autriche-Homgrie était confrontée à un jeune Etat fort et ambitieux, et de plus qui avait un projet grandiose, celui de rassembler tout les fils de l'Allemagne. Ainsi, malgré les batailles victorieuses à Custoza, le 24 juin et de Lissa (bataille navale) contre les Italiens (que l'Autriche dominait, alors), qui étaient les alliés des Prussiens, l'empereur François-Joseph fut contraint, suite à la défaite catastrophique de Sadowa, à la capitulation et à la remise de Venise à l'Italie. De plus, l'Autriche se retira de la Confédération germanique, dissoute de fait, et la Prusse annexa beaucoup de territoires comme le Schleswig-Holstein, le Hanovre, le Kurhessen, le duché de Nassau et Francfort-sur-le-Main tout en fondant la Confédération d'Allemagne du Nord.
Le 26 juillet 1866 fut conclue la paix provisoire de Nikolsburg, suivie du traité (définitif celui-là) de Prague le 23 août de la même année.
Le maréchal autrichien Ludwig von Benedek, qui était, certes, un stratège doué, fut très vite considéré comme le responsable de la débâcle. Suite à la défaite, il fut suspendu de son poste et passa en conseil de guerre et il lui fut ordonné de se taire jusqu'à la fin de ses jours à propos de cette bataille. Les historiens sont de nos jours plutôt de l'avis que bien que Benedek a commis quelques erreurs (sur le choix du terrain notamment), la défaite soit plutôt à mettre au compte des officiers hongrois qui, à l'encontre des ordres de Benedek, contre-attaquèrent dans les bois de Sadowa. Cela à conduit à déchirer le front autrichien et permit l'encerclement des Autrichiens par le régiment prussien retardataires. Quant à la supériorité des fusils allemands, Benedek semble en avoir été bien informé, ce qui le conduisit à essayer d'obliger les Prussiens à se battre dans des bois épais. Les lignes étant ainsi plus rapprochées, l'armement supérieur des Prussiens ne leur était que de peu d'utilité. Cette tactique fonctionna plutôt bien, jusqu'à la contre-attaque fatale des Prussiens. En politique intérieure autrichienne, l'empereur se trouva sous pression. La monarchie était affaiblie sur le plan extérieur et en 1867, l'Autriche se trouva acculée à quelques concessions. Le 21 décembre, la division de l'ancien Empire autrichien entre Autriche et Hongrie fut accordée, tandis que l'ancinne Constitution était signée au Conseil de l'Empire (Reichsrat). Enfin, sur le plan militaire, la stratégie prussienne s'imposa : attaque massive au centre, puis contournement des ailes avec comme objectif d'écraser l'armée ennemie. Cette même tactique s'imposera d'ailleurs à Sedan où l'armée française de Napoléon III fut complètement anéantie, d'ailleurs durant la guerre franco-allemande de 1870/1871.
(Suite et fin)


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