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L'enfant terrible de la politique française n'est plus
France
Publié dans La Nouvelle République le 09 - 01 - 2010

Il était l'un des soutiens les plus fidèles de la souveraineté du Québec.
A l'automne de 1995, alors président de l'Assemblée nationale française, il avait fait un séjour silencieux, mais remarqué au Québec à quelques jours du référendum. Pendant l'année 1999-2000 et sa «traversée du désert», il a été professeur invité à l'UQAM.
Président depuis 2004 de la Cour des comptes, l'organisme national de contrôle des budgets publics, Philippe Séguin s'était présenté à son bureau mercredi «dans une forme parfaite». Ce colosse de 1 m 85, affectueusement surnommé le Grizzli par ses collaborateurs, ne se refusait rien - fumeur invétéré, amateur de bons vins et de bonne chère - mais la nouvelle de sa mort a plongé la classe politique dans la stupeur.
«Je perds un ami, et la France l'un de ses plus grands serviteurs», a déclaré, au bord des larmes, le Premier ministre, François Fillon, son ancien lieutenant des années 1990.
«Il était ici il y a quelques jours, avec son ironie affectueuse.
Il voyait encore en moi le jeune parlementaire qu'il avait à l'époque pris sous son aile.»
De la droite - où il avait joué un rôle majeur et, parfois, dérangeant à partir du milieu des années 1980 jusqu'en 2002 - jusqu'à la gauche et au Parti communiste, l'hommage a été d'une unanimité rare.
Conviction et intégrité
Chacun reconnaît ses qualités de conviction et d'intégrité, et ce, d'autant plus volontiers que Philippe Séguin avait, durant toute sa carrière, fait preuve d'un manque total de sens de la stratégie et qu'il s'était lui-même éjecté de la vie politique.
Député-maire d'Epinal - dans l'est de la France - depuis 1978, il a été l'un des principaux ministres de Jacques Chirac (et l'un des plus prometteurs) de 1986 à 1988. Se réclamant du gaullisme, il avait tenté de ravir le RPR à Chirac après 1988.
En 1994, il a pris la tête du Non au référendum de Maastricht sur l'Europe et a failli gagner, à 1 % près. Toujours au nom du gaullisme, il a soutenu Chirac contre le libéral Balladur à la présidentielle de 1995 et gagné, contre toute attente.
Mais Chirac lui a préféré Alain Juppé. Séguin s'est alors de nouveau replié sur la présidence de l'Assemblée nationale pour attendre son heure. Les élections anticipées de mai 1997 ayant tourné au désastre pour Chirac et Juppé, Séguin apparaît alors comme le recours naturel : il devient président du RPR contre la volonté de Chirac.
Cela dure 20 mois à peine : il quitte son poste au beau milieu de la campagne pour les élections européennes. Cela ne l'empêchera pas de prendre la tête de la droite aux élections municipales à Paris en 2001. Malgré une très courte victoire au suffrage universel, il perd la bataille des arrondissements, et le socialiste Delanoë est élu maire de Paris.
Après une année à s'ennuyer au conseil municipal, il annonce au début de 2002 son retrait définitif de la politique.
Le nouveau président Sarkozy, qui n'est pas un ami mais l'estime, le nomme premier président de la Cour des comptes, une nomination bien accueillie à gauche comme à droite. Ses avis sur les finances publiques étaient reçus avec intérêt et respect.
L'on disait encore parfois que Philippe Séguin demeurait l'un des «recours» de la droite en cas de crise majeure. Même si l'on n'y croyait plus vraiment...


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