La situation acridienne en Algérie se caractérise, actuellement, par une accalmie générale. Pour le criquet pèlerin, le dispositif national d'intervention est assuré par des équipes de surveillance et de traitement de l'Institut national de la protection des végétaux (INPV), qui sillonnent les zones habituelles d'activité du criquet pèlerin, situés au Sahara central et l'extrême Sud. Ce dispositif composé actuellement de six équipes, réparties au niveau de Tamanrasset, Adrar, Tindouf, Bechar et Illizi, n'a jamais été levé, et ce, depuis la dernière invasion acridienne de 2004. Ce dispositif, faut-il le signaler, a été mis en place pour surveiller toutes les aires potentielles de reproduction du criquet et de procéder, le cas échéant, à des traitements préventifs. Ainsi, les dernières prospections faites par les équipes de surveillance ont relevé la présence limitée de criquets solitaires qui ont fait l'objet de traitements préventifs, à même d'éviter le phénomène de reproduction et de grégarisation. C'est ainsi qu'une superficie cumulée de 105 ha a été traitée, dont 20 ha à Adrar, 50 ha à In Salah et 35 ha à Bechar. Il est important de préciser qu'en cette période, les conditions écologiques deviennent de plus en plus défavorables pour une activité acridienne. Par ailleurs, la présence d'ailés solitaires a été également signalée au Maroc où des traitements préventifs ont été effectués.