, «Les onze doyens des facultés algériennes de médecine se sont réunis, la semaine passée, et ont décidé, lors de cette conférence nationale, de permettre aux biologistes cliniciens, l'accès à la carrière hospitalo-universitaire», a déclaré le Pr Moussa Arrada, doyen de la faculté de médecine d'Alger et président de la conférence nationale lors de l'ouverture officielle du 2e congrès de la Société algérienne de biologie clinique (SABC), hier au Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger. Pour le Pr Arrada, il est temps que la spécialité de biologie clinique ait ses propres formateurs. «Votre spécialité, qui est une spécialité carrefour multidisciplinaire qui sied de façon idoine aux besoins de la santé publique de notre pays, a besoin, aujourd'hui, d'avoir ses propres formateurs afin de permettre aux spécialistes d'aller au-delà du résidanat», ajoutera l'intervenant qui n'a pas omis de communiquer fièrement quelques chiffres concernant ce volet de formation. «150 pédiatres, 86 chirurgiens, 88 gynéco-obstétriciens, 76 orthopédistes, 50 radiologues, 69 psychiatres, voilà ce que vos facultés ont produit au cours de l'année universitaire 2008-2009», annoncera le Pr Arrada, après avoir promis aux 200 biologistes cliniciens présents sur place qu'une réflexion a été aussi entamée avec l'ensemble des spécialités pour l'ouverture de postes de maîtres-assistants en biologie clinique dans le but d'«envisager une formation de base, académique, même en postgraduation pour cette spécialité puisque l'Algérie ,aujourd'hui, exprime des besoins accrus en matière de spécialistes malgré tous les chiffres annoncés précédemment», souligne le doyen. Pour en revenir au second congrès de la SABC prévu pour les deux journées du 23 et 24 mai, quatre thèmes étaient à l'ordre du jour. «Nous avons choisi d'une part des thèmes d'actualité clinico-biologique à savoir les infections sexuellement transmissibles (IST), les anémies et les leishmanioses et d'autre part, l'appréhension de la sécurité des soins face au risque du métier et face aux exigences de la qualité et de l'efficience s'imposait», nous a répondu le Pr Akila Zenati, présidente de la SABC et d'ajouter : «Etant une science au cœur des activités de soins et de recherche, la biologie clinique nécessite une démarche adaptée, à la fois souple et rigoureuse. Dans cette perspective, l'accréditation s'inscrit en tant que réponse adaptée aux exigences de la santé publique, un instrument de restructuration pertinent et un élément de protection en faveur d'une biologie clinique dont les actes sont des actes médicaux et non des prestations de service». Notons que des spécialistes en assurance qualité algériens et étrangers avaient bien marqué leur présence à ce congrès, aux côtés des représentants du ministère de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme.