Le ministre, intervenant en marge d'une séance plénière du Conseil de la nation, a tenu à rappeler que la position de l'Etat algérien a été claire. «L'Etat exerce son droit de préemption à 100%. Une fois l'entreprise cédée, nous procéderons au prélèvement fiscal à hauteur de 20% sur les plus-values», souligne Djoudi en précisant que ceci ne peut se faire qu'à condition que l'entreprise mère exprime clairement qu'elle veut s'entretenir avec le gouvernement algérien. Par ailleurs, le ministre s'est exprimé par rapport au nouveau plan quinquennal discuté en Conseil des ministres, lundi dernier, en rappelant que l'objectif de ce nouveau plan vise à consolider le processus de modernisation de l'économie algérienne, la mise à niveau des équipements publics, de développement de l'activité de production et de mise à niveau social et besoins sociaux des populations que ce soit en matière d'éducation, de santé ou autres. «Il faudra séparer deux volets. Le premier touche les projets qui doivent être achevés avec un montant de 9 600 milliards de dinars et un programme neuf d'équipements. L'enveloppe allouée pour les deux volets en question est de 21,200 milliards dinars soit environs 286 milliards de dollars», déclare Karim Djoudi et d'ajouter : «Tout ceci va entraîner plus de croissance, plus d'emplois, plus de développements, plus d'entrées de revenus, plus d'investissements et nous allons simultanément et conformément à ce qui a été fait dans le cadre de la loi de finances, conforter par la modification de la loi des marché publics, le rôle de l'entreprise algérienne dans la participation en lui donnant un avantage relatif pour que cette entreprise puisse prendre part de manière beaucoup plus significative au développement ». Conseil de la nation Loi relative au métier d'expert-comptable en débat Lors d'une séance plénière, les métiers d'expert-comptable, commissaire aux comptes et comptable agréé ont été au cœur des débats, dans le cadre de l'adoption de la future loi y afférente au Conseil de la Nation. En présence de Karim Djoudi, ministre des Finances et Mahmoud Khedri, ministre des Relations avec le parlement, les sénateurs ont exprimé à l'unanimité le besoin éminent de procéder à la promulgation d'une nouvelle loi pour la modernisation de l'exercice des différents métiers de comptabilité mais aussi la reprise de l'Etat de toutes ses prérogatives en tant que pouvoir public en matière de réglementation et de contrôle du métier de comptable. Dans cette loi mise en examen, il sera question de déterminer les conditions et modalités d'exercice des trois professions en question mais aussi la création d'un Conseil national de la comptabilité, placé sous l'autorité du ministre des Finances et qui aura pour mission l'agrément, la normalisation comptable, l'organisation et le suivi des professions comptables. Ceci étant, les membres du Conseil de la Nation avaient fait certaines remarques sur ce projet de loi, à l'exemple de l'interdiction aux étrangers de l'exercice du métier de comptable. Pour le ministre des Finances, cette décision est un choix stratégique, visant à protéger l'économie nationale et la valorisation des compétences nationales.