Des représentants de l'association des bénéficiaires des logements CNEP-AADL de la wilaya d'Oran ont réussi, dimanche dernier, à se rapprocher du ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, M. Abdelmadjid Tebboune, en visite de travail à Oran, pour lui soumettre leurs préoccupations à propos du taux d'intérêt jugée trop excessif pratiqué par la CNEP banque pour cette formule d'habitat dite de location-vente. Selon le représentant des souscripteurs, M. Bouazza Lahouari, « le ministre a été très sensible à nos arguments et a promis d'œuvrer dans le sens d'une normalisation de ce taux pour le faire aligner au taux bonifié pratiqué dans la quasi totalité des formules de logements en Algérie.» Il est à rappeler que le taux d'intérêt que la CNEP applique aux souscripteurs au programme location-vente, notamment à ceux des 1 052 et 733 logements CNEP-AADL, à Oran, est à 5,75 % au lieu du taux bonifié de 1% et de 3% tel que prévu par le décret exécutif relatif au crédit immobilier à taux bonifié du 14 mars 2010. Une réalité qualifiée d' «absurde» par les souscripteurs à cette formule dont certains ont des salaires qui ne dépassent pas les 30 000 dinars. «Même les logements promotionnels, dont les souscripteurs doivent avoir des salaires nettement plus importants (compris entre 6 fois et 12 fois le SNMG) bénéficient du taux bonifié. Alors pourquoi priver les souscripteurs de la location-vente, une formule destinée à la base à une tranche de la société aux revenus limités ?», se demande M. Bouazza. Un argument auquel le ministre «n'est pas resté insensible», affirme le représentant des souscripteurs CNEP-AADL à Oran, lequel, «a promis d'y remédier en veillant à corriger cette méprise», a-t-il par ailleurs souligné. Il est à noter que toutes les formules d'acquisition de logements (LSP ou promotionnel commercial), sont éligibles au taux bonifiés, à condition que les critères de superficie maximale et de prix maximum soient respectés», à l'exception de la location-vente, devenue le parent pauvre des formules de logements en Algérie.