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Ces impérities qui alimentent la chronique nationale
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 06 - 04 - 2017

«La patience poussée à bout se change en fureur» (Proverbe français)
Lors d'une escapade sur le web que ne voilà-il pas, selon la bonne formule de Fellag, que l'histoire des mascarades est évoquée depuis une poignée de siècles déjà. Ainsi, apprenons- nous que les tréteaux du théâtre populaire italien avaient, dans une sorte de caustique satire, restitué d'ubuesques mœurs de l'époque au grand bonheur d'une plèbe hilare. A l'inverse des salons feutrés des hauteurs d'Alger, l'ignominie était pointée du doigt à l'air libre.
« La commedia dell'arte est apparue au XVIe siècle : elle tient ses racines des fêtes du rire qui sont à la base de grands carnavals. Puis avec la première comédie en prose d'Angelo Beolco, dit le Ruzzante, où chaque personnage s'exprimait dans un dialecte différent1,2. À partir de là, chaque localité voulut avoir son propre caractère. Les représentations eurent d'abord lieu sur des tréteaux. Le comique était principalement gestuel (pitreries). Dans la comédie improvisée, le discours est sans cesse renouvelé, les acteurs s'inspirant de la situation dramatique, des circonstances de temps et de lieu, faisaient de la pièce qu'ils représentaient une œuvre changeante, incessamment rajeunie. Quant aux types comiques, ce sont les mêmes que ceux de la comédie italienne : ses masques et ses bouffons s'y retrouvent. Il y a d'abord les quatre types principaux : Pantalon, le Docteur, le Capitan, et les zannis ou valets, avec leurs variétés de fourbes ou d'imbéciles, d'intrigants ou de poltrons ; puis les amoureux, les Horace, les Isabelle ; enfin les suivantes, comme Francisquine, Colombine, qui apparaît parfois comme jeune fille de bonne famille, mais le plus souvent comme coquine prostituée, ou enfin Rosetta et Sméraldine. »(Wikipédia)
Tiens, tiens et comme du déjà-vu, on retrouve « le Docteur », « le Capitan » et « les zannis » ou valets. N'a pas tort celui qui a dit que l'histoire se répète. Notre médecin qui aurait du d'abord, reprendre son stéthoscope et examiner physiquement ses patients, fait dans la voyance en prévoyant l'avenir. Il affirme que son parti est celui qui a libéré le pays des griffes du colonialisme éludant, du coup, le slogan de l'époque on ne peut plus explicite : « Un seul héros, le peuple ! ». Il continue plus loin par dire : « C'est nous qui avons construit le pays ! Où sont donc ces authentiques militants-patriotes qui s'éreintaient pour défendre le pays contre une faune de prédateurs qui ne lésinait sur aucun moyen, aucun stratagème, pour réussir et garantir leurs situations de rente, plutôt que l'évolution du vrai FLN ? Le glorieux acronyme a été porté par de purs, murs et durs militants qui demeurent toujours contre les démarche hasardeuses qui imposent à notre FLN mémoire collective du peuple des inconscients, voire des «roturiers de la politique», entendre par-là des magouilleurs de tout acabit, qui ne désemparent pas devant la persistance d'une opposition pourtant claire, légitime et consciemment menée par une base qui ne voudrait en aucun cas suivre leurs élucubrations puériles et délirantes ? S'approprier la gloire passée du prestigieux parti quand on le quittait, sans état d'âme, lors de la création du Conseil national de transition(CNT) contrevenant ainsi à son mot d'ordre, est pour le moins inconvenant. Il est regrettable que ce patrimoine commun soit livré à ceux et à celles qui se complaisent dans « Commédia dell' arte » mais qui, en réalité est une excellente occasion pour que ce parti historique, jadis respecté, soit réduit à un simple appareil, stérile et épisodique, dont la vie est rythmée par les élections et les prébendes y afférentes.
Et comme pour nuire davantage à la mémoire des martyrs, on convoque celle de Mohamed Larbi ben M'Hidi, le jour de la 60è commémoration de son assassinat par le tortionnaire Paul Aussaresse en prétendant avoir été son compagnon ; chose que démentent avec véhémence les authentiques résistants encore en vie. Cette sortie prévisible, n'était rien d'autre qu'un écran de fumée distractif pour dissimuler le bruit fracassant des casseroles qu'on traine impunément. L'objet du délit, n'est plus la rustre « ch'kara » mais le coffre arrière de la berline du rejeton et la mallette d'une proche collaboratrice.
Les préparatifs enfiévrés des prochaines législatives, donnent l'occasion inespérée de faire taire les cancans, malheureusement, les faits seraient avérés et les vérins de l'histoire mis en action. A ce propos, ces regroupements auraient du avoir lieu bien avant l'établissement des listes des candidats pour éviter tout marchandage qui charrierait les moins aptes à postuler à la fonction de députation. Les conclaves régionaux auraient eu l'avantage de débusquer les entristes et plébisciter les postulants dignes de la représentation nationale à main levée tout comme la désignation du premier responsable du parti. Tenter de justifier les choix, parfois malheureux, par le niveau d'instruction « supérieur » des heureux élus n'est, en fait, qu'un leurre qu'on invoque depuis les joutes électorales de 2012. Le célébrissime Albert Einstein ne disait-il pas : « Tout est dans l'expérience, le reste n'est que de l'information ! » ? Oui! Nous sommes tous concernés par le FLN historique, nous avions de belles perspectives pour lui, mais pas pour son ombre. Notre FLN à nous, nourrissait de nobles desseins pour le pays à la mesure des sacrifices suprêmes des nôtres : Un frère mort au combat un certain octobre 1961, un oncle paternel dont le corps fut jeté, en juillet 1957, dans une décharge publique après une macabre corvée de bois, un autre oncle interné à Sidi Chami et enfin un neveu décapité par la horde terroriste se réclamant de l'Islam. Le FLN de Hydra n'est que l'enfant putatif de la bourgeoisie compradore purement mercantile et faussement militante. Ces deux saillants représentants au Parlement, genre Laurel et Hardy avec l'ingénuité en moins, ne peuvent se prévaloir que d'une légitimité partisane acquise par la seule magie de l'affairisme interlope. Ces zombies d'un genre nouveau se sont faits et nourris à la mamelle du marché du libéralisme sauvage que le FLN authentique a combattu avec la dernière énergie. Le chant des sirènes l'a, malheureusement, fait dériver vers les récifs d'une déchéance programmée.
On déclame la fin du « zaimisme » (culte de la personnalité) alors que l'on est son principal porte-voix à telle enseigne que l'on en devient son emblématique partisan. Le défunt Abdelhamid Mehri, un des artisans du parti novembriste flamboyant, prophétisait en ces termes : « A la médiocrité, ses propres hommes ! » Lors des meetings organisés çà et là, on ne rate, jamais, l'occasion pour sublimer les « indjazat » (réalisations) à porter d'ailleurs sur le compte d'hommes disparus ou laminés par l'âge. Il n'est jamais abordé, les problématiques de la jeunesse inactive, les violences faites à la femme et à l'enfant, les dérives discursives religieuses, la sécurité alimentaire ou la sécurité nationale. Les défis de l'heure, ne résident pas dans la majorité absolue, mais dans la survie d'une nation dans un monde où il n'y a plus de place pour les faibles. La grandeur des nations, ne se mesure plus à l'aune de leurs puissances de feu, mais à celle de leurs technologies de pointe ou du nombre de leurs prix Nobel. La petite Hongrie, à elle seule, en détient treize (13), toutes disciplines confondues.
Le manichéisme sectaire n'a plus cours dans des pays jadis sous développés qui émergent grâce à leur mode de gouvernance démocratique porté, parfois, par une seule personnalité à l'instar de la Malaisie, pays musulman en dépit de l'à priori. Le défunt Thomas Sankara, pourtant venu au pouvoir par un push militaire, voulait rendre au peuple et la parole et la dignité ; il paya de sa personne sa velléitaire tentative d'émancipation populaire. Son nom sera conservé dans une géode lumineuse de l'histoire du Burkina Faso. La leçon jamais retenue, est celle de croire que le peuple est mineur, loin s'en faut. Il ne faut jamais l'infantiliser par des propos qu'on tient généralement dans les souks. Il faut lui tenir un langage d'adulte responsable pour le valoriser. Attachée viscéralement au savoir, la société agglutinée, tous les vendredis, autour des prêcheurs n'a aucune difficulté à comprendre le contenu du sermon développé dans la langue d'El Moutanabi. Lui tenir un discours populiste dénué de la noblesse de la phrase et du ton, ne peut que le désintéresser de l'objet débattu. L'incohérence discursive telles que : « Les Antonov (avions gros porteurs) viendront de Russie pour prendre la pomme de terre d'El Oued » ou « Les 200 hectares de tomate cerise ont déjà trouvé preneur chez Mac Donald », est la manière la plus sûre de faire dans le bide. Le burlesque n'échappera pas au citoyen lambda qui s'échine à trouver un tubercule presque moisi à moins de 100 DA le kilogramme. Il ne faut surtout pas donner l'impression de faire dans l'occultisme en le confondant gauchement avec la prospective. Un haut responsable politique, n'a pas besoin de jouer un rôle, mais de s'astreindre à son propre rôle. Grave et serein à la fois pour pouvoir rassurer. Notre pays qui a consenti d'énormes efforts en matière d'infrastructures de base et de développement des ressources humaines mérite mieux que ces ersatz de Lech Valesa ou de patron du Medef. A ce propos, il n'y a-t-il pas dans ce forum de chefs d'entreprises, un seul des membres qui sache aligner correctement une ou deux phrases pour laisser à leur chef le soin de charcuter une langue qui a, pourtant, ses bons locuteurs parmi le groupe ? Nous ne pourrons opposer à cette turpitude dans laquelle tout le monde semble s'y complaire, que cette sentence de notre prophète (QLSSL) : « Si tu n'as point honte, fais ce qui te passe par la tête ! ».


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