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La politique n'est-elle pas en fin de compte qu'un jeu de dominos ?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 18 - 05 - 2017

«La politique devient grande lorsqu'elle écoute les petits» ( Roland Poupon. Enseignant).
Imaginons nous à Pétra ou face au Colisée de Rome, tous les jours qu'il pleuve ou qu'il vente, nous serons malgré la beauté et la charge historique des lieux gagnés par la lassitude.
Aussi, l'espérance de voir changer les choses au lendemain des législatives du 4 mai n'a été que de courte durée. Pendant que la 5è puissance économique mondiale confiait son destin à un jeune quarantenaire sans Histoire, nous continuons à ronronner et à emprunter les sentiers battus. Rappelé pour un énième mandat, le Chef du gouvernement effectue de larges consultations tenues secrètes auprès des leaders du FRD, du RLN, du PSP, du MAJ et du TPA pour constituer son nouveau cabinet.
Des acronymes qui charrient les mêmes figures, les mêmes slogans et le même objectif : arriver un jour au pouvoir. L'ancestral jeu de dominos dont les pièces immuables sont, à chaque fois, entre les mains de joueurs invétérés donnent l'illusion du changement au fur et à mesure que se construisent les figures. La fin du jeu est connue, la destruction du jeu par une impatiente pichenette. Trop simpliste me diront certains, mais nous ne sommes pas loin de ce ludique jeu de société.
Est-ce que le nouveau cabinet gouvernemental gardera le même nombre de portefeuilles ou bien franchira-t-il, dans une démarche audacieuse, le Rubicond, en réduisant drastiquement le nombre. Le cabinet allemand n'en compte que huit (8), chancelière comprise. En ce qui concerne le référent révolutionnaire, faut-il qu'à chaque occasion le rappeler comme s'il faisait l'objet de déni négationniste ? Le valeureux Vietnam qui a mené deux guerres contre deux puissantes armées n'en fait pas cas et mène silencieusement son âpre lutte contre le sous développement. Economiquement, le pays des boat-people, sort lentement et sûrement la tête de l'eau.
Il est pour le moins curieux que ce sont justement les chapelles qui ont appelé, pendant la campagne électorale, à la fidélité au programme présidentiel qu'échoit le privilège de constituer le prochain gouvernement. Il a été rarement entendu dans les meetings électoraux, une quelconque allusion aux difficultés financières du pays ou des préoccupations d'ordre sociétal. A-t-on seulement effleuré la problématique de cette violence qui mite notre société, jadis, apaisée en dépit de la tourmente guerrière dont elle a subi toutes les affres ? On continue dans le concept inconsidéré de la distribution de la rente. Le travail ou, du moins, la culture du labeur dont on fait ailleurs un sacerdoce, ne semble pas être inscrite dans les tablettes de nos formations politiques. On fait comme si le baril de pétrole est encore au dessus de la barre des 100 USD. Les fastes des tournées officielles et des conclaves ne semblent pas grever les Fonds publics. Et c'est en plein gué qu'on inaugure le Centre des conférences Abdelatif Rahal et dont l'opulence doit couter énormément cher ne serait que pour son seul entretien. D'ailleurs, l'on aura remarqué que depuis sa mise en service, un carrousel de regroupements africains s'y déroule assidument. L'Afrique post coloniale a bien changé. Elle ne se nourrit plus des principes fondateurs d'émancipation des peuples du joug colonial, mais des nouveaux concepts de croissance économique et du libre échange.
L'action de pédagogie envers le citoyen lambda est, malheureusement, bien tardive ; on aurait dû l'informer depuis longtemps de son caractère énergivore, lui qui consomme plus d'énergie qu'un Européen. Les opérations d'amélioration du cadre de vie sont louables à plus d'un titre, mais paraissent comme décalées au regard des restrictions budgétaires imposées par la situation économique du pays et ceci ne peut être que contreproductif.
Le décalage est visible à travers tous les segments de notre quotidien, pour s'en convaincre, il nous suffit d'analyser ce que rapportent, en toute bonne foi, les JT du 20h. Pendant que nos soucis économiques évoluent dangereusement, nos préoccupations semblent fixées sur le tout sécuritaire. Si ce n'est pas notre ministre chargé des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue arabe qui exporte " notre " expérience en matière de lutte contre la radicalisation, concept récemment introduit, c'est la DGSN qui organise une sortie de promotion ou un conclave africain. Quant au MDN, celui-ci marque sa présence quotidienne par moult ratissages et autres saisies de produits de contrebande. La chose biométrique qui n'est, enfin de compte, qu'un instrument bureaucratique, est chaque fois évoquée et considérée comme une prouesse numérique.
Cette observation n'est pas celle d'un jeune excédé par la main mise des anciens sur la vie nationale, mais bien celle d'un sénior qui souhaite un souffle revivifiant porteur de renouveau pour cette jeunesse vieillie par des contingences dont elle n'est, assurément pas, la génitrice. Un journal télévisé n'est pas que politique, il doit offrir d'abord des fenêtres sur l'art, la musique, la poésie et pourquoi pas le lyrique ? D'ailleurs pourquoi ne pas avoir donné le nom de Warda El Djazairia, cette immense diva à l'opéra d'Alger sans pour autant éluder le nom de ce grand homme de lettres qu'a été Boualem Bensayeh ? Pendant que nous sommes dans ce vaste secteur de la Culture, il nous faut nous appesantir un peu sur la manière dont sont menées les actions dites culturelles. En dehors du mois sacré du Ramadan et de la période estivale, il y a comme une sorte de jeûne récréatif. A peine quelques films ou pièces théâtrales éphémères qui ne tiendront l'affiche que quelques jours. Quant aux festivals contrairement à ceux de nos voisins immédiats, tels que Mawazine ou le festival du rire de Marrakech qui engrangent des devises fortes, les nôtres font dans la largesse en offrant des cachets hors de portée des voix nationales qui font le bonheur des publics avertis sous d'autres cieux. Et tant que la chose culturelle est menée de manière bureaucratique, il n'en sera qu'ainsi.
D'ailleurs, l'apathie vis-à-vis de la chose nationale est observée même à travers le football qu'on pensait être la panacée capable de contenir la fougue juvénile. Nos villes et villages se vident à l'énoncé d'un Barça-Réal. Les séniors quant eux, trouveront plus de plaisir à suivre les joutes électorales françaises que les nôtres qui se déroulaient presque en même temps. Droits dans leurs bottes, nos candidats débitaient leurs laïus sans grande conviction. Ils semblaient, tous et toutes, jouer un rôle, non pas, pour séduire l'électeur mais beaucoup plus pour plaire au leader. Nous devons et sans plus tarder, soumettre à débat tous ce qui semblent êtres des travers sociétaux, mais qui ne sont en fin de compte que la conséquence naturelle de ce qu'on pourrait apparenter à un délaissement parental de pleines catégories sociales. Et ce n'est certainement pas " Mansotich " qui a été le moteur de la forte abstention comme certains tentent de le faire croire, mais plutôt l'état d'esprit ambiant qui a inspiré la diatribe qui en est la cause. M. Derbal, président de la HIISE, parle, quand à lui, du mode de scrutin qui ne semble pas répondre aux souhaits de l'électorat. Le vote nominal à un ou deux tours réglera-t-il cette tendance abstentionniste ?
Maintenant que nous sommes à la veille du mois sacré du Ramadan, il ne s'agira plus que de produits de première nécessité, de mercuriale et subsidiairement de soirées festives. La période des examens connaitra son lot de préparatifs, de stress parental comme si les principaux intéressés, les candidats, n'avaient pas droit au chapitre. Ils seront donc, ces chevaux numérotés de ces écuries dont les heureux propriétaires s'en enorgueillissent de les posséder.
Réglée comme un métronome, la vie nationale est biphasée, elle se déroule en «avant» et en «après». Il y aura un relogement après les législatives, une revalorisation des pensions de retraite avant le Ramadan, les résultats des concours pour les nouveaux enseignants seront connus après l'été. Et d'échéance en échéance, on semble naviguer encore à la longue vue. Des événements impromptus viennent, de temps en temps, distraire la monotonie, telle que cette grève sauvage des agents de maintenance d'Air Algérie et dont l'impact sur les voyageurs est incommensurable surtout pour les malades attendus outre- mer. On viendra ensuite claironner que des pourparlers fructueux ont abouti à un dénouement heureux. Merci, pour les désagréments causés et l'insouciance dans la gestion préventive des conflits sociaux.


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