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L'Anglais à l'Université ?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 25 - 07 - 2019

Suite aux débats quant à l'éventualité de remplacer le Français par l'Anglais à l'Université, j'aimerais apporter ma contribution à ce sujet: La langue est en premier lieu un moyen de communication. Beaucoup de personnes pensent que si la plupart des ouvrages (livres, articles, etc.) sont écrits en Anglais, alors il serait plus juste d'opter pour l'Anglais. Ceci est faux quand on considère les faits suivants:
Les Musulmans, à leur apogée scientifique, traduisirent les ouvrages grecs en Arabe. Ils ont par la suite amélioré leurs contenus dans divers domaines (philosophie, mathématiques, astronomie, chimie, médecine, etc.)
L'Europe, par la suite, ayant pris le flambeau scientifique des Musulmans, traduisit les ouvrages arabes en Latin. Pour me restreindre à ces deux exemples, on voit bien que les Musulmans, pour développer la science universelle, n'optèrent pas pour le Grec alors que la science grecque prévalait, pas plus que les Européens n'optèrent pour l'Arabe alors que la science occidentale était, encore, à ses balbutiements. Pour appuyer encore mes dires, la science, en Chine, est enseignée en .... Chinois, langue bien plus compliquée que l'Anglais. On a même vu (à la télévision) que le contrôle du lancement de fusées chinoises (compte à rebours, etc.) se faisait en Chinois. Pour ce qui est de l'Algérie, le mal se trouve dans la discontinuité de l'enseignement dans une langue donnée (l'Arabe aux trois premiers cycles, puis le Français à l'Université). Je connais personnellement des étudiants qui étaient EXCELLENTS aux trois premiers cycles, puis qui sont devenus tout juste bons, pour ne pas dire passables dès la première année universitaire entamée (leurs cerveaux passent plus de temps à traduire en Arabe ce qui leur est prodigué en Français plutôt qu'à pleinement absorber le contenu sémantique du cours). A partir de là, deux voies se dégagent:
Enseigner en Français depuis le primaire jusqu'à l'Université
Enseigner en Arabe depuis le primaire jusqu'à l'Université. Alors, quelle langue choisir: le Français ou l'Arabe ?
Une réflexion de bon sens amène à dire qu'il faut opter pour l'Arabe pour la simple raison que TOUTES les nations qui se respectent le font dans LEURS propres langues (rappelez-vous l'exemple de la Chine qui est en plein boom économique et technologique bien que toute activité scientifique et technologique y est menée en Chinois).
Des voix vont s'élever contre mon point de vue
L'Arabe n'est pas destiné à la science et à la technologie (il sert juste pour le CHIEUR -poésie-): ceci est faux du fait que l'Arabe (et l'Histoire ne me démentirait pas - n'est-ce pas Andalousie encore présente avec tes vestiges architecturaux - ?) véhicula, pendant de nombreux siècles, la lumière scientifique et ce, dans tous les domaines (mathématiques, chimie, astronomie, médecine, ... même dans la musique - on dit que EL FARABI était plus musicien que mathématicien -).
Un autre argument, est que lors de la 2ème guerre du Golfe, l'Occident, pensant que l'IRAK développait une arme destructrice, prît tous les documents scientifiques pour les traduire de .... l'ARABE à l'Anglais. Cette traduction fût faite, tenez-vous bien, à l'AIEA (Agence internationale à l'Energie atomique, Genève). Pourquoi pas TAMAZIGHT ? Oui, cette langue fait bien partie du patrimoine culturel algérien (il y a même sa consolidation par la Constitution nationale), mais l'Arabe est DEJÀ une langue INTERNATIONALE, d'autant plus, comme il a été déjà dit, cette langue a DEJÀ véhiculé et transmis, sans faille, le savoir scientifique.
Certains pourraient proposer l'enseignement dans les deux langues (ARABE et TAMAZIGHT). Ce serait leur point de vue, mais ceci ne se fait pas dans les pays développés: en France, il existe, dit-on, pas moins de quarante dialectes, mais une seule langue est présente dans les institutions officielles, c'est celle de Molière. En Chine, également, une seule langue unit les Chinois dans leur culture, leur développement économique, etc. alors qu'un millier de dialectes y existe.
Evidemment, il faut se rendre à l'évidence que l'ANGLAIS est l'actuelle langue internationale (bien que c'est le MANDARIN ou l'ESPAGNOL - Amérique latine, à l'exception du Brésil où l'on parle Portugais- qui est le PLUS parlé) permettant les principaux échanges scientifiques (ouvrages, symposiums, conférences, etc.). De ce fait, cette langue devrait être enseignée comme seconde langue en Algérie, dès le cycle primaire ou tout au moins dès le cycle moyen. Pour ce qui est du Français, malgré que la Francophonie bat son plein, cette langue (belle quand même) reste confinée en France (bien-sûr), dans une partie de la Suisse, dans une partie de la Belgique, au Luxembourg, et dans les chères colonies françaises.
A mon avis, et contrairement à des commentaires avancés à ce sujet, le Français a été, et est en perte de vitesse par rapport à l'Anglais (certaines revues françaises, bien que de haut niveau scientifique - exemple, la revue RAIRO qui traite de la Recherche Opérationnelle-, ont été traduites en Anglais pour leur donner une dimension internationale plutôt que régionale).
Ceci étant, certains Algériens sont partisans de ce qu'on entend souvent dire « IDHA OURRIBATE KHOURRIBATE ». Or, comme je l'ai précédemment souligné, l'Arabe n'y est pour rien dans certains échecs. Ces derniers sont surtout dus à une formation incomplète dans un domaine donné, au peu de moyens humains et matériels mis en œuvre, etc. Sinon, comment expliquer la réussite de l'Arabe à être la langue de la science, toutes disciplines confondues, durant des siècles ? Bejaia, n'a t-elle pas été un phare de la science-véhiculée par la langue arabe-, attirant des gens avides du savoir de toute part du monde?
Ainsi, afin de ne pas tomber dans le «IDHA OURRIBATE KHOURRIBATE», les mesures suivantes s'imposent:
L'enseignement prodigué en Arabe, devrait l'être depuis le cycle primaire jusqu'à l'Université, secondé par la langue anglaise pour assimiler le contenu des nombreux ouvrages scientifiques publiés dans cette langue.
La formation adéquate d'enseignants (notamment ceux de l'Université) pour, correctement, prodiguer le contenu scientifique de la matière enseignée. L'acquisition d'équipements scientifiques nécessaires pour une bonne maîtrise de la pratique et pour assurer à un élément donné d'être opérationnel dès la fin de sa formation. En énumérant ces trois points, je n'ai, en fait, rien inventé du fait qu'il suffit de remplacer le mot « Arabe » par « Français » ou « Chinois ». L'exécution de ces trois points constitue la clé de la réussite. En effet, la France ne détient-elle pas de nombreux Prix Nobel et de Médailles Fields (équivalent du Prix Nobel en Mathématiques) ? La Chine n'est elle pas en passe de devenir la première puissance mondiale? Enfin, ces deux exemples sur la France et la Chine montrent que le développement de chacune des deux nations se fait à la base de ce qui unit le Peuple (langue de Molière pour l'une ou Mandarin pour l'autre, pour me restreindre aux langues seulement). Alors essayons d'en faire autant pour ne pas régresser ou du moins ne pas stagner dans nos différences que l'on peut, par ailleurs, gérer de manière civilisée.


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