L'insécurité prend des proportions alarmantes. Il ne se passe pas un jour sans que l'on entende parler de vol, d'agression ou même de meurtre. En effet l'utilisation d'armes blanches s'est beaucoup banalisée, à tel point que certains voyous n'hésitent pas à en faire usage devant tout le monde Reliant la ville de Mostaganem à la commune de Mazagran, le pont des « chemin des crêtes » est devenu le coin privilégié des bandits qui dressent des guets-apens aux citoyens qui osent se rendre à pied et qui descendent des bus pour joindre leurs domiciles. Profitant de l'isolement du lieu et de l'absence de toute mesure sécuritaire, les malfrats agressent presque quotidiennement les pauvres qui ne peuvent ni fuir, ni solliciter de l'aide. Les personnes de sexe féminin demeurent les plus ciblées par ses attaques qui se sont multipliées au cours du mois, selon les déclarations des citoyens résidents de la plus proche cité (celle d'AADL) du pont, théâtre de tant d'agressions et de vols. Chassés de la ville par le renforcement et la présence quasi permanente des forces de sécurité, les bandes de malfaiteurs semblent se replier sur les cités périphériques de la ville et de sa banlieue où le déficit en matière de sécurité se fait encore sentir. En ce terme, les citoyens des cités urbaines du chemin des crêtes, sollicitent la sécurité de ce lieu, devenu une arène pour de multiples agressions où des dizaines de victimes se sont fait délester de leurs biens personnels sans pouvoir faire le moindre geste. En effet, même les résidants des quartiers limitrophes du pont ne sont pas épargnés par les voyous qui pullulent dans les cités et rendent la vie des habitants insupportable. Ils sont continuellement inquiets. La nuit, les retardataires rentrent la peur au ventre. « Nous ne sommes pas en sécurité, même à quelques pas de chez nous», déclare un des habitants rencontré sur les lieux .Face à l'ampleur que prend le phénomène de l'insécurité au sein de cet endroit, les habitants revendiquent le renforcement de la présence policière. «On ne comprend pas comment se fait il que certains individus sont des pickpockets et agresseurs notoires, mais ils sont toujours en liberté», s'interroge un jeune résidant.