La Banque extérieure d'Algérie (BEA) ouvrira cinq (5) agences bancaires en France dès 2018, a indiqué à Alger le Gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Loukal. Ces agences seront installées dans cinq villes françaises choisies en fonction de la densité de la communauté algérienne, a précisé M. Loukal à la presse en marge de la réunion des partenaires à la Tripartite pour la signature de la Charte sur le Partenariat sociétaire. Le gouverneur de la Banque centrale a cité, essentiellement, Paris, Lyon et Marseille. Pour rappel, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, avait fait part, en octobre dernier, de la volonté de l'Etat d'ouvrir une banque à l'étranger afin de capter l'épargne de la diaspora algérienne. Selon les statistiques de la Banque mondiale, les émigrés algériens ont transféré, en 2016, un montant de 2,4 milliards de dollars vers le pays. Il faut savoir que les émigrés algériens ont transféré en 2016, 2,4 milliards de dollars à leurs familles résidant en Algérie. Un volume dérisoire, si l'on se réfère aux sommes transférées par nos voisins. La diaspora marocaine a ainsi transféré 7 milliards de dollars la même année; les Tunisiens, 2,3 milliards pour une population trois fois inférieure à celle de l'Algérie. Les Egyptiens, pour leur part, ont envoyé dans leur pays 16 milliards de dollars. Il faut également noter que le Maroc a ouvert des banques en Europe à partir des années 1980. Deux succursales de la banque marocaine Attijari Bank avaient été créées, à cette époque-là, en France (BMC) et en Belgique (Wafabank). Les deux entités ont fusionné en 2004, pour donner naissance à Attijariwafa Bank, avec à la clé, l'ouverture de nombreux bureaux de représentation, de sociétés financières et de succursales sur tout le continent européen. Les envois de fonds par la diaspora algérienne restent, cependant, moins importants comparés à ceux drainés par d'autres pays de la région. L'Egypte tient le haut du pavé avec 19,7 mds de dollars transférés en 2015, suivi du Liban (7,2 mds de dollars), le Maroc (6,4 mds de dollars) et la Jordanie (3,8 mds de dollars), selon cette enquête qui met l'accent sur l'intérêt manifesté par les membres de la diaspora à contribuer à l'intégration économique de leur pays d'origine par trois moyens principaux: l'investissement, le commerce et le transfert des compétences.