Brice Hortefeux, Eric Besson, Eric Woerth, trois ministres de Sarkozy qui se sont distingués ces deniers mois par le mensonge politique. En effet, ils se sont spécialisés en la matière, à telle enseigne, que tous les politiques assimilent leurs discours respectifs à du n'importe quoi. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, a menti au sujet de la fameuse circulaire administrative, portant l'expulsion des Roms, au point d'être épinglé par la commission européenne pour son mensonge. La circulaire faisant exclusivement allusion aux Roms qui y sont cités d'ailleurs, contrairement aux propos du ministre qui voulait minimiser les dégâts. Deuxième gros mensonge, vient du ministre de l'identité nationale et de l'immigration, qui a déclaré ne pas avoir été informé de ces mesures. Ridicule. Quelques jours plus tard, il a été clairement établi que le ministre en question avait été non seulement destinataire d'une copie de la circulaire administrative mais il y a participé pleinement dans sa rédaction. Les deux émissaires de l'Elysée, en l'occurrence Eric Besson et Pierre Lellouche, secrétaire d'état chargé des relations avec le parlement européen, dépêchés à Bruxelles, n'ont pas pu convaincre la commissaire européenne en charge de la justice. Cette dernière était catégorique, la France a failli à ses devoirs, elle a commis des actes inacceptables en violation des droits de l'homme, avant d'ajouter qu'elle comptait poursuivre ce pays pour deux infractions. Pour sa part Pierre Lellouche, harcelé et acculé, n'a pas s'en sortir, alors il s'est calfeutré derrière la fameuse devise « Personne ne pourra donner des leçons au pays fondateurs des droits de l'homme ». Certes, personne ne le pourra, aussi, personne n'a osé le faire, si ce n'est la politique de Sarkozy qui a mis la France à genou, au point d'être ridiculisée par l'Europe et le reste du monde. L'autre scandale qui vient d'éclabousser l'Elysée, celui des écoutes téléphoniques ordonnées par la Présidence Française dans l'affaire « Woerth-Bettencourt », dont l'objectif principal était de « débusquer », l'informateur des médias et notamment du journal Le Monde, par qui le scandale est arrivé. Avec une seconde Une, le quotidien, n'entend pas en rester là, ses responsables affirment tout haut qu'il prendraient toutes les mesures nécessaires, et ce malgré le démenti apporté par l'Elysée, pour que cette affaire aboutisse en justice, surtout après le limogeage d'un haut fonctionnaire du cabinet du ministre de la justice Michèle Alliot-Marie. Que de mensonges, que de scandales, du jamais vu, le mensonge se confond avec la raison de l'Etat. Pauvre France, tu mérites mieux.