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Aucune part pour l'art dans la gestion urbaine de Sétif
Publié dans Sétif Info le 12 - 05 - 2007

Les travaux du designer, sculpteur, ornemaniste se rapportent depuis longtemps aux tâches d'embellissement urbanistique. Les statues, les stèles, les jardins, le dessin et la décoration du mobilier urbain représentent, entre autres, les ouvrages décoratifs des centres urbains relevant de ces artistes. Ces œuvres, appelées à occuper les espaces publics, seront un outil de propagation et de socialisation de la culture et de l'art qui permettra à la population d'adopter les valeurs civilisationnelles universelles et de s'y projeter. Le dernier Salon national d'exposition de sculptures et de peintures de Sétif a donné l'occasion aux artistes et aux architectes de débattre du problème de la place de l'artiste dans la ville. C'est ainsi qu'il a été relevé que la mission assignée à l'artiste demeure tributaire de la notion de délimitation des espaces publics et privés, mais aussi de la mise en place d'un « projet de ville » par la municipalité, qui viserait au développement urbain dont l'embellissement est l'aspect le plus marquant. Selon les urbanistes, « toute ville dans le monde a besoin d'une autorité » ou d'un pouvoir de décision représenté par les élus locaux. Mais si l'autorité publique est dessaisie de ce pouvoir, la situation de la gestion urbaine devient plus complexe, relève-t-on à ce sujet. Le cas de Sétif, cité à titre d'exemple par les spécialistes, présente la situation d'une ville dans l'incapacité de mettre en œuvre un projet de gestion urbaine, situation qui, d'ailleurs, n'est pas propre à Sétif et caractérise toutes les villes d'Algérie.
Il s'agirait avant tout, aux yeux des spécialistes interrogés, de procéder à l'identification de l'espace public avant d'aborder toute réflexion pouvant conduire vers une politique de la ville. L'exemple du trottoir piétiné marque, à titre illustratif, l'image de l'espace public indéfini à Sétif. Car la ville est un espace où les gens apprennent à s'organiser, relève un spécialiste qui mesure l'ampleur des dégâts de la gestion urbaine à Sétif par le manque de réflexion objective sur le projet de ville. Pour lui, le positionnement de deux usines en plein centre de gravité de la ville, en plus d'un souk datant de 1860 qui « piétine la ville » représentent, à eux seuls, deux aspects de la « gestion catastrophique urbaine » à Sétif. A l'heure de la déliquescence des pouvoirs publics, à leur tête le maire chargé de la prise en charge effective du projet de représentation de la ville, d'après les spécialistes de l'habitat urbain, l'artiste se perd. A Sétif, les ornemanistes, designers, sculpteurs ou peintres trouvent refuge dans l'exercice des tâches secondaires des formes d'art en optant pour la gestion de petites boîtes de communication chargées de mission de sous-traitance pour la confection de dépliants, d'affiches publicitaires, de cartes de visite ou autres services du domaine de la communication à l'intention des opérateurs économiques de la région.
Les places publiques, placettes, parcs ou grands boulevards de la ville, réduits à leurs aspects les plus désolants, ne cèdent aucune opportunité à l'intervention de l'artiste et ne lui offriront assurément aucune place tant que les autorités locales, la municipalité, les directions de l'habitat, des travaux publics et du bâtiment s'obstinent à ignorer superbement l'art, sa valeur et ses apports. Pour l'heure, la réflexion pour l'intégration de l'artiste à la décoration urbaine n'est pas à l'ordre du jour. Les panneaux publicitaires géants ont accaparé désormais les grandes places de la ville et leur multiplication « exagérée » exclut la touche de l'artiste en milieu urbain. L'association de protection de l'environnement pourrait intervenir dans ce sens pour freiner l'escalade du phénomène des panneaux publicitaires et militerait pour l'octroi d'une part à la production artistique dans le domaine de la décoration urbaine. Si la ville de Sétif perd de sa fonction artistique et touristique sous l'effet de l'avancée du « béton », quelques traces de la gestion coloniale urbaine restent encore présentes par le biais des deux seuls jardins publics, où ce sont les vestiges romains et les panneaux rupestres qui participent à la décoration urbaine.
Jeudi 10 mai 2007 Par Abdelhalim Benyelles La Tribune


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