La souffrance des familles, habitant des logements de type F1 à la cité Es-Sabah continue et aucune solution à leur problème ne semble envisagée dans l'immédiat. Une situation assez dure à supporter par ces familles, notamment, les nombreuses d'entre elles. En effet, il importe de savoir qu'une grande majorité de ces familles compte plus de 09 membres. Ne voyant aucune lueur d'espoir pour une éventuelle prise en charge de leur problème, certaines familles se sont vus contraints de vendre leur appartement, avant même de posséder l'acte de propriété, tel que révélé par les habitants de Haï Es-Sabah. A ce titre, le dénommé B. Mahieddine qui habitait un F1 dans cette cité dira: «J'ai vendu, malgré moi, mon logement à mon gendre qui vient de se marier. La vente s'est effectuée après un désistement et un prix dérisoire par rapport à sa valeur réelle et qui ne me permettra même pas d'acheter un autre logement décent, même dans un village isolé. A vrai dire, je n'avais pas le choix, vu que je n'ai pas encore d'acte de propriété de ce F1. Et j'ai dû louer, provisoirement, un autre logement à 10 mille dinars par mois à Haï El Yasmine. Je suis marié et père de quatre enfants dont l'aîné vient de se marier, lui aussi. Vous imaginez tout ce monde, couché dans une seule pièce et que seuls des rideaux en tissu séparaient.» De son côté, le dénommé K. El Houari, habitant la cité des 364 logements, toujours à Haï Es-Sabah, dira: «Des rumeurs faisant état d'un prochain relogement des familles habitant ces F1 ont persisté, ces derniers jours, et ont rendu l'espoir à toutes ces familles souffrant de cette situation. Hélas, ce n'étaient que des rumeurs et un rêve qui n'aura duré que quelques jours. Vous savez que cette situation est inadmissible, insupportable, voire même inhumaine. D'ailleurs, pour changer d'habits, je dois faire sortir ma fille sur le palier de l'immeuble.» Devant une telle situation, les habitants des immeubles A et B de la cité des 364 logements, estimés à plus de 160, appellent les autorités locales à dépêcher une commission d'enquête sur les lieux pour s'enquérir de leurs conditions de vie. «Ce que nous demandons, c'est de nous faire bénéficier de ces orientations, données par le premier magistrat du pays et qui a insisté, à plus d'une occasion, sur la nécessité de reloger les familles placées dans des appartements de type F1. La problématique a été prise en charge dans presque l'ensemble des wilayas du pays et nous espérons que ce sera, bientôt, le cas pour Oran», nous dira-t-on. Du côté des services de l'OPGI, une source révèlera qu'une commission chargée du recensement de logements sociaux, vendus suite à des désistements, vient d'être créée. Ce recensement permettra aux instances de la tutelle de faire lumière sur la situation.