Le gouvernement vient d'approuver un plan de développement pour Air Algérie d'un montant de 100 milliards de dinars (1 milliard d'euros) sur une période de cinq ans, a indiqué le PDG de la compagnie Abdelwahid Bouabdallah. Invité, hier, de la rédaction de la radio nationale chaîne III, le patron du pavillon national a indiqué que «c'est l'aboutissement de la stratégie industrielle qui a pris en charge les préoccupations de la compagnie. Air Algérie est désormais considérée comme une entreprise stratégique au même titre que les champions d'économie. Il s'agit d'un redéploiement pas d'une restructuration. Selon le P-DG d'Air Algérie, le cabinet français d'audit et d'expertise comptable KPMG a été sollicité pour proposer un plan de développement à court et long termes pour la compagnie nationale. "Le monde aérien et l'économie ont changé. Air Algérie doit aussi changer. On doit passer d'une culture de production à une culture de service. La qualité de service est notre grande faiblesse. L'amélioration passe par la formation", a précisé le patron de la compagnie nationale. Selon lui, le comportement des employés en contact avec le public doit être "professionnalisé". Par ailleurs, M. Bouabdallah a indiqué que "l'Etat n'a rien à débourser. On doit compter sur nous-mêmes sauf quand l'Etat décide d'augmenter le capital social de la compagnie. Nous avons demandé cette augmentation. Cela a été accepté. Il reste l'environnement de la compagnie, c'est-à-dire le développement des Hubbs. Cela relève des prérogatives de l'Etat. Le principe a été retenu. On va donc commencer par le Hubb d'Alger et des Hubbs intermédiaires à Ghardaïa et Tamanrasset". Le PDG d'Air Algérie a également plaidé pour une modernisation des escales, "nous allons garder les lignes directes internationales seulement dans les grands aéroports. Le reste sera acheminée par la plate-forme d'Alger", a-t-il précisé. D'autre part, Abdelwahid Bouabdallah est revenu sur l'acquisition prochaine de 15 avions et annoncé la signature du contrat d'achat de quatre avions ATR de 50 places pour 70 millions d'euros. Le contrat pour sept autres appareils sera signé bientôt. "Toutes les évaluations ont été terminées". "Nous avons bien négocié et nous allons acheter les appareils à un bon prix", a-t-il ajouté. Pour le patron d'Air Algérie, la nouvelle flotte sera financée par une enveloppe du Fonds d'investissement, nouvellement créé par l'Etat, avec un taux préférentiel de 2,5% sur 15 ans. Air Algérie va également se doter de deux simulateurs de vol, ATR et Boeing 737 nouvelle génération. Ce dernier est déjà installé. Elle va s'équiper d'un nouveau système de réservation. Enfin, Abdelwahid Bouabdallah a mis l'accent sur l'importance de concrétiser la filialisation des sociétés périphériques de la compagnie".