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Un retard qui pénalise surtout les personnes malades de la sclérose en plaques A quand l'ouverture de la salle de rééducation fonctionnelle du CHU de Sidi Bel-Abbès?
Prévue le mois de septembre dernier, l'ouverture de la nouvelle salle de rééducation fonctionnelle du CHU Hassani Abdelkader de Sidi Bel-Abbès vient finalement d'être différée à une date ultérieure par les services de l'administration hospitalière. Le motif invoqué pour ce report serait lié, semble-t-il, au fait que l'un des fournisseurs d'équipements n'aurait pas honoré son contrat dans les délais prévus en ce qui concerne la livraison et la pose d'une piscine, conçue spécialement dans ce type d'infrastructure, pour assurer des séances de rééducation aux patients présentant un handicap ou des troubles moteurs quelconques des suites d'un accident ou des conséquences d'une pathologie lourde. Devant ce fâcheux contretemps sur l'échéancier prévu, c'est, en somme, toute la question de la prise en charge optimale de ces diverses catégories de malades qui rejaillit de nouveau à Sidi Bel-Abbès avec les conséquences que cela engendre pour le malade et sa famille d'abord et pour le secteur de la santé ensuite. Le problème semble se poser avec une acuité extrême, surtout pour les personnes atteintes de la sclérose en plaques, la plus fréquente des maladies inflammatoires chroniques du système nerveux central. Selon la présidente de l'association «El Micheket» qui compte déjà en son sein quelque 140 adhérents variablement atteints par cette maladie dégénérative, «la situation est d'autant plus préoccupante qu'aucune date n'a été avancée par les responsables locaux pour la réception et l'entrée en activité de cette salle de rééducation». «Déjà que chacun de nous doit débourser chez le spécialiste privé plus de 3 millions et demi de centimes pour L'IRM, LCR et le bilan de sang, voilà maintenant qu'on cherche à nous priver du nécessaire vital (tapis et eau) pour tenter de corriger quelque peu notre déficience physique. Beaucoup plus que cette maladie insidieuse de la sclérose en plaques, ces gens-là sont en train de nous détruire de l'intérieur», nous confie-t-elle sur le ton du dépit, en colère surtout contre elle-même de ne pouvoir vaincre l'immobilisme de certains bureaucrates sans cœur. Devant l'urgence de la situation posée aujourd'hui à cette catégorie de malades, la présidente de l'association n'a pas hésité à écrire directement au ministre actuel de la santé, Djamel Ould Abbès, qui lui a répondu par l'intermédiaire des responsables locaux du secteur… Mais, sans que ces derniers ne puissent apporter, à ce jour, de solution réelle au problème, et ce, pour la simple raison, a-t-on appris, que «le fournisseur de la fameuse piscine est en train de purger une peine de prison pour une affaire dont on ne connaît pas la nature exacte». En d'autres termes, pour le maître d'ouvrage, l'ouverture de la salle de rééducation du CHU qui reste suspendue à la libération de son curieux partenaire commercial est un fait normal et n'est susceptible d'aucune action en justice pour réparation des préjudices causés. Décidément, la bureaucratie et la médiocrité ont encore de beaux jours devant elles à Sidi Bel-Abbès.