La problématique d'occupation illégale des terrains appartenant aux domaines publics ne cesse de s'étendre et de se propager, prenant ainsi, des proportions inquiétantes nourries par l'immobilisme des autorités compétentes. Au niveau de Misserghine, les squatteurs des terrains agricoles et forestiers semblent avoir les mains assez «longues». Après avoir accaparé illégalement des superficies forestières importantes relevant de la commune, des squatteurs n'ont trouvé aucune difficulté pour prendre possession d'un terrain mitoyen au cimetière pour le transformer en plusieurs lotissements constructibles illicitement. Ceci intervient, alors que les habitants d'El Hassi dorment et se réveillent sur de violentes bagarres aux armes blanches auxquelles se livrent les squatteurs, à chaque fois, qu'ils ne s'entendent sur la répartition d'une rente qui ne leur revient pas de droit. Avant-hier encore, en fin d'après-midi, de violentes bagarres ont opposé des habitants du secteur urbain Boûâmama et des individus originaires de la ville d'Oran. Les habitants du secteur Bouâmama voulaient en réalité «se défendre» face aux «individus étrangers à la zone» qui ne cessent de squatter des terrains relevant des domaines publics. «Tout récemment, d'importantes superficies à proximité des lieux dits El Château et Douar Tiartia ont été occupés par des individus originaires de la commune d'Oran. Ils sont venus et ont squatté des terrains, ensuite, ils ont procédé à la délimitation des lotissements en utilisant l'argile pour les vendre à ceux qui veulent construite des habitations illicites» dira l'un des habitants du secteur Bouâmama qui ajoute: «Vous comprenez que les habitants de ce secteur estiment que si ces occupations de terrains appartenant aux domaines publics continuent à se faire en toute impunité, alors autant que ce soient eux qui le fassent. Les gens ici croient à certaines rumeurs faisant état que les autorités tolèrent l'occupation illégale du domaine forestier. Du coup, certains squatteurs passent la nuit dans les terrains qu'ils squattent à craintes qu'ils soient pris d'assauts par d'autres squatteurs. Pour protéger ces terrains squattés, certaines n'hésitent pas à se faire assister par des voyous et gros bras munis d'armes blanches». Un autre habitant nous fait savoir que «les terrains qu'ils squattent se vendent à un prix variant entre 10 à 20 millions de Cts. Ces cupides ne reculent devant rien pour exploiter la misère de certains ménages souffrant de crise de logements.» Les habitants du secteur Bouâmama nous ont appris que des squatteurs n'ont trouvé aucune difficulté pour prendre possession d'un terrain mitoyen au cimetière qui a été divisé en plusieurs lotissements constructibles illicitement. A souligner qu'il y a deux jours, près d'une centaine de familles ont squatté des logements sociaux réalisés et livrés à Misserghine. L'expulsion de ces familles n'a pu se faire qu'après de violents affrontements entre les forces de l'ordre et des indus occupants. Il y a lieu de rappeler que l'actuel wali d'Oran s'était engagé à éradiquer les constructions illicites avant la fin 2012