L'image de l'administration locale chargée de l'environnement "doit changer et être adaptée à la réalité du terrain", a insisté lundi à Bouira le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelkader Ouali, lors d'une rencontre avec les cadres de son secteur. "L'image de l'administration locale (de l'environnement) doit changer. Et l'administration ne doit pas uniquement rester à signer des études d'impact sur l'environnement", a souligné M. Ouali, appelant tous les responsables concernés à s'impliquer davantage sur le terrain pour consolider le travail de proximité et préserver l'environnement du pays objet de différentes menaces émanant notamment des usines, d'entreprises industrielles, commerciales et administratives ainsi que de citoyens. "J'ai interpellé tous les établissements du secteur en vue de les impliquer dans cette problématique qui nous concerne tous", a indiqué le ministre au cours de cette rencontre tenue à la salle des conférences du centre de la formation professionnelle de Draâ El-Bordj de la ville de Bouira. M. Ouali a instruit les différents représentants de l'administration locale chargée de l'environnement d'être sur le terrain en vue de s'enquérir de la réalité et penser à plusieurs questions environnementales comme le tri sélectif des ordures, et les centres d'enfouissements techniques (CET), ainsi qu'au recouvrement des textes industrielles et à la lutte contre toute activité illicite et polluante. "Revoyez vos organigrammes et organisez-vous en conséquence", a lancé le ministre à l'adresse des responsables du secteur de l'environnement. "Le tri sélectif devra être une réalité pour protéger notre environnement qui ne cesse de subir les affres de la pollution causée en grande partie par l'être humain dans les usines, les entreprises industrielles, commerciales et administratives", a-t-il relevé dans ce contexte. Le ministre a sommé les responsables chargés de l'environnement à penser dorénavant et sérieusement à trouver des solutions aux problèmes des ordures et toutes sortes de déchets solides et/ou liquide, dont, entre autres, la réalisation de stations d'épuration des eaux usées qui se déversent dans la nature, la mise en place d'équipements et matériels pour protéger l'environnement et lutter contre la pollution. La concrétisation de ce projet, a souligné M. Ouali, devrait commencer dans les entreprises publiques et privées afin de donner l'exemple au citoyen qui, lui aussi, "doit s'habituer à cet acte civique et (acquérir) culture environnementale", a-t-il dit. Le ministre a chargé d'ailleurs un des responsables du secteur de veiller notamment à la désignation d'un délégué chargé de l'environnement au sein de toute unité ou usine pour £uvrer à la protection du milieu de toute menace. Dans ce cadre, une campagne de sensibilisation sera menée prochainement dans les écoles, dans les mosquées ainsi que dans certaines entreprises et sociétés afin d'inculquer aux gens la culture du tri sélectif et la protection de l'environnement en général. Par ailleurs, le ministre a incité les responsables du secteur des Ressources en eau, présents à cette rencontre, à œuvrer, eux aussi, à l'amélioration des services et sortir du bureau en vue de voir la réalité sur le terrain, tout en appelant à cet effet à la réhabilitation du rôle du subdivisionnaire. "Je ne veux plus de fuite de responsabilité, ni de l'eau", a-t-il mis en garde.