Le début de la campagne électorale pour les législatives du 4 mai prochain a été largement traité par la presse nationale de ce dimanche. Le quotidien Liberté qui note sur sa Une que la campagne électorale pour les législatives débute officiellement aujourd'hui, souligne que ce sont "les stratégies électorales qui sont à l'épreuve du terrain". Réservant trois pages entières à ce rendez-vous avec des comptes rendus des activités partisanes enregistrées durant le week-end, Liberté suggère dans son éditorial aux politiques de changer leurs discours pour que les citoyens les accompagnent. El Moudjahid écrit, pour sa part, "C'est parti" pour une campagne électorale de 21 jours durant laquelle les formations politiques et les candidats indépendants vont tenter de convaincre et de séduire les électeurs de leur accorder un mandat de cinq ans afin de les représenter au sein de la prochaine Assemblée populaire nationale. Le journal a relevé que du 9 au 30 avril, meetings et rassemblements populaires et autres rencontres de proximité seront au menu des formations politiques dont les leaders vont sillonner le territoire national dans l'objectif de convaincre les électeurs à aller voter massivement. L'édition d'El Moudjahid est revenue par ailleurs sur l'opération d'enregistrement des contenus des programmes de la campagne des candidats à diffuser à travers la radio et la télévision et note que l'opération se déroule dans de bonnes conditions. Echourouk rapporte, de son côté, que "plus de 12 000 candidats issus de 57 partis et autres listes indépendantes mènent à partir d'aujourd'hui campagne afin de gagner la confiance des électeurs". La publication a également donné la parole aux chefs de partis qui se sont exprimé sur ce rendez-vous électorale. El Khabar écrit, dans un espace consacré "carnet de campagne", que les postulants tenteront de convaincre pendant 21 jours "la majorité silencieuse" en expliquant les programmes et en proposant des solutions aux préoccupations des Algériens. El Massa évoque, lui, "le marathon de persuasion", relevant que la campagne avait commencé avant l'heure à travers la multiplication des affiches et une "guerre" de slogans entre les participants à ces élections. Sawt El Ahrar souligne le fait que les formations politiques et les listes indépendantes engagés offrent des programmes variés qui convergent sur "la nécessité de voter". "La chasse aux électeurs est ouverte", rapporte l'Expression qui indique que 12 000 candidats sont en lice et des dizaines de meetings sont prévue alors que la Haute instance indépendante de surveillance des élections doit faire ses preuves sur le terrain et démontrer aux partis de l'opposition qu'elle a le pouvoir de mettre un terme aux dépassements. Pour El Watan, c'est l'épreuve de la mobilisation qui commence, estimant que les partis politiques et les candidats disposent de trois semaines pour convaincre un électorat globalement tenté par l'abstention. Le Soir d'Algérie relève que les Algériens semblent indifférents et plutôt préoccupés par la cherté de la vie, arguant que "seul le retour des panneaux d'affichage sur les trottoirs laissait deviner un imminent rendez-vous électoral". Le Quotidien d'Oran note que cette consultation électorale intervient dans un contexte social particulièrement stressant pour les électeurs par la hausse du chômage, une inflation galopante. Horizons écrit que 12 591 candidats se lancent dans la bataille du 4 mai pour gagner les 462 sièges que compte l'APN, ajoutant que la plupart des partis ont choisi l'intérieur du pays pour le lancement de leur campagne.