Les ministres des Affaires étrangères des Etats garants du processus d'Astana pour le règlement du conflit syrien ont entamé, mardi après-midi, à Genève, leur réunion portant sur la mise en place d'une commission constitutionnelle syrienne, ont rapporté des médias locaux. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov et ses homologues turcs et iraniens, respectivement Mevlüt Cavusoglu et Mohammad Javad Zarif, ainsi que l'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura ont pris part à cette réunion, a indiqué l'agence Sputnik. La Russie, l'Iran et la Turquie devraient se mettre d'accord sur la mise en place d'une commission constitutionnelle syrienne qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle constitution suivie d'élections, a précisé l'agence russe citant des sources diplomatiques. Les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont entamé mardi des négociations à Genève en vue de rédiger une proposition commune visant à obtenir l'approbation de l'ONU. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré à son arrivée qu'il espère qu'un accord sera trouvé avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, et le turc, Mevlüt Cavusoglu. L'Envoyé spécial des Nations unies en Syrie, qui quitte ses fonctions à la fin de l'année, tente de parvenir à un accord sur la désignation de 150 membres d'un nouveau comité constitutionnel chargé de relancer le processus politique en Syrie. Au sujet de la constitution du comité constitutionnel, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Moallem, a déclaré lundi que "le retard constaté dans la formation du comité constitutionnel résulte de la tentative d'intervention d'un certain nombre de pays occidentaux en plus des obstacles mis en place par la Turquie en matière de sa formation". Les autorités syriennes ont souligné déjà qu'elles étaient disposées à modifier la constitution actuelle et ont déclaré qu'elle devrait être soumise au référendum, alors que l'Envoyé spécial de l'ONU, De Mistura a souligné dimanche que la Commission constitutionnelle pourrait être un point de départ pour des progrès politiques en Syrie. L'émissaire de l'ONU pour la Syrie a plaidé dans ce contexte en faveur d'une "constitution crédible et inclusive" pour rétablir la paix en Syrie, tout en appelant à la reconstruction des régions touchées par le conflit et le retour des réfugiés dans leur pays.