Alors que le monde célèbre, vendredi, la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines, le Sahara occidental demeure l'une des régions les plus polluées par les mines et autres munitions, résultat direct de la multiplication effarante du nombre de crimes commis par l'occupation marocaine contre le peuple sahraoui qui lutte pour son droit à l'autodétermination et à l'indépendance. Au moment où le monde s'engage avec détermination dans la lutte contre la prolifération des mines, l'occupant marocain redouble d'efforts, tout comme l'occupant sioniste dans la bande de Ghaza, à miner les zones occupées au Sahara occidental, avec pour objectif de faire le plus grand nombre de victimes possible, défiant de manière flagrante toutes les conventions internationales ayant trait à cette question. Des conventions auxquelles il a sciemment refusé d'adhérer afin de poursuivre ses méfaits. Dans une déclaration à l'APS, le membre du Bureau sahraoui de coordination de l'action contre les mines (SMACO), Ghaith al-Nah a dénoncé le fait que l'occupant marocain continue à polluer les territoires sahraouis avec des mines antipersonnel qui tuent un grand nombre de personnes et qui ont également un impact aussi bien sur l'environnement que sur la faune locale, en plus d'entraver la liberté de déplacement. Ghaith al-Nah a rappelé qu'après la signature de l'accord de cessez-le-feu de 1991 (entre le Maroc et le Front Polisario), l'Etat sahraoui a tenté de nettoyer les zones polluées par les mines, mais a constaté que "le degré de pollution était trop élevé", aggravé par le fait que l'occupant ait placé de nouvelles mines depuis la reprise de la guerre en 2020. Le responsable a précisé, en outre, que le SMACO célèbre cette journée internationale dédiée à la lutte contre les mines, tout en poursuivant ses efforts visant à protéger les civils de ce danger à travers des campagnes de sensibilisation. Ce bureau entend, à travers un ensemble d'activités, mettre la lumière sur l'impact humain des mines tout en mettant en évidence l'importance du renforcement des efforts visant à éradiquer ces explosifs. Des campagnes de sensibilisation seront organisées au cours de cette journée internationale, selon le responsable. Il est également question d'accorder des diplômes honorifiques à des personnes concerné es par ce fléau et qui auront l'opportunité de parler de leurs souffrances mais aussi de leurs réalisations dans différents domaines liés à la question des mines. A cette occasion, Ghaith al-Nah a réitéré son appel insistant à l'adresse de la communauté internationale, l'invitant à multiplier les efforts et à renforcer la coopération en vue de lancer une campagne humanitaire contre les mines au Sahara occidental. "Une campagne qui ne concerne pas seulement les territoires libérés, à l'est du mur, mais qui couvrira aussi les territoires occupés", a-t-il précisé. Il a également appelé à assurer aide et assistance aux victimes et à œuvrer afin de faire des territoires sahraouis, des territoires nettoyés de ce fléau mortel. Il a affirmé, dans ce contexte, que le danger que représentent les mines, nécessitait une action internationale ayant pour but de pousser l'occupant à se conformer aux accords internationaux ayant trait à cette question, en plus de lancer une campagne pour aider les Sahraouis à vaincre ce fléau, d'autant que des estimations font état de l'existence de 10 millions de mines.