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Le programme des Frères Musulmans égyptien n'est pas assez avancé par rapport à ceux de Tunisie et du Maroc Abdelhalim Kendil, coordinateur général du mouvement égyptien « Kifaya »
Dans cet entretient que M. Abdelhalim Kendil, coordinateur général du mouvement égyptien « Kifaya » a accordé à El Khabar, il a parlé des premières élections législatives que l'Egypte a connue depuis la chute du régime de Moubarak. A cette occasion, Abdelhalim Kendil a affirmé qu'en dépit du calme précaire qui règne en Egypte, les élections étaient loin d'être transparentes, vu la complexité du système électoral. El Khabar : comment avez-vous trouvé l'opération électorale qui s'est déroulée dans une atmosphère caractérisée par la crainte d'une crise sécuritaire ? Abdelhalim Kendil : l'Armée était présente avec force. De ce fait, l'atmosphère était caractérisée par la grande affluence aux urnes des électeurs. Cependant, nous avons également constaté le non respect de plusieurs points, notamment, certains partis qui persistent dans la propagande et à afficher les pancartes, en dépit du fait que la loi interdit ce genre de pratiques, sans oublier les retards accusés dans l'ouverture des bureaux de vote. Pour ce qui est de la dégradation de la situation sécuritaire, cela ne s'est jamais passé. Nous avons affirmé, à plusieurs reprises, que l'Armée est capable de maitriser la situation quand elle veut. El Khabar : les observateurs ont critiqué la grande complexité du système électoral ? Abdelhalim Kendil : cela est juste, ce système est contraire à la transparence et à la clarté, vu que le citoyen égyptien n'a pas encore consommé le mode électoral, sans oublier le caractère anticonstitutionnel de ce système. Cette complexité a mis le citoyen égyptien dans l'embarras du choix et nous pousse à prévoir une hausse des voix rejetées. El Khabar : à l'instar de ce qui s'est passé en Tunisie et au Maroc, une victoire écrasante des frères musulmans est prévue en Egypte ? Abdelhalim Kendil : cela n'est pas une surprise, que ça soit en Egypte ou dans un autre pays musulman. Le problème consiste, parfois, dans le fait que les frères musulmans se retrouveront dans un parlement démuni de prérogatives, étant entre les mains des militaires. Quand au deuxième problème auquel les frères musulmans seront confrontés, c'est qu'ils ne possèdent pas un vrai programme leur permettant de relever les défis. Les frères musulmans égyptiens sont en retard par rapport aux frères en Tunisie ou au Maroc.