L'un des plus grands DJ au monde, Martin Garrix, a inauguré le tout premier concert de Mawazine 2018 qui se déroule du 22 au 30 juin 2018 à l'OLM-Souissi, à Rabat, la scène dite «internationale». Puisque y sont attendus Bruno Mars, Texas, Jamiroquai Bruno Mars, French Montana, The Chainsmokers, Luis Fonsi (au succès planétaire, Despacito), ou encore les rappeurs Niska (France) et Damso (République démocratique du Congo). Les festivaliers, de jeunes clubbers, semblaient, dès le début du concert, remercier leur MC. Et ce, à la manière du fameux tube d'Indeep : Last night a DJ saved my life (La nuit dernière un DJ a sauvé ma vie). Un sauvetage émotionnel, comme diraient les Rolling Stones (Emotional rescue). Et bien sûr, musical. Ce jeune surdoué de l'electronica, 22 ans, venant des Pays-Bas, de Martijn Garritsen, joue plus vite que la musique. Plus haut. Pump up The Volume ! (MARRS, avec deux r). Et Martin Garrix a augmenté le son. Après un salut en guise d'intro : «Salam alaykom ! Je suis heureux de me retrouver parmi vous ce soir.» Aussi, a-t-il transformé l'espace OLM-Souissi en une immense discothèque à ciel ouvert. Un festival de sons et lumières, feux d'artifice et surtout les effets spéciaux innovants en matière de spectacle. Aux images oniriques et subliminales. Hommage à Avicii Martin Garrix, sa différence, c'est qu'il grimpe carrément sur la table des platines pour chauffer le public. Et c'est le décollage. Il dépasse le mur du son. Avec Martin Garrix, on ne sautille pas, on saute en l'air. Du fitness collectif très «dance» : Jump ! Jump! Jump ! (Saute !…). Avec les hits Byte, Turn Up The Speakers (Afrojack), Waiting for Tomorrow (Pierce Fulton, Mike Shinora), Boomerang (Brook), Like I Do (Brooks, David Guetta), Spotless (Jay Hardway), Forever (Matisse & Sadko), Lions in the Wild (Third Party), The Only Way is Up (Tiesto), Scared to be Lonely (ft. Dua Lipa), Make Up Your Mind (Florian Picasso), So Far Away (David Guetta), Animals, Don't Look Down (ft. Usher), Ocean (feat Khalid) ou encore Name of Love (ft. Bebe Rexha). Et il rendra hommage à un autre DJ, disparu récemment et prématurément, Avicii : «Cette chanson est très spéciale pour moi. J'ai perdu un ami très cher il y a deux mois. Avicii.» Et il reprendra Waiting for Love – (Avicii ft. Simon Aldred). «Vous êtes une formidable foule ce soir. Je voudrais remercier chacun de vous qui êtes venus. Je vous aime trop. Au revoir, à une prochaine occasion...», remerciera Martin Garrix. L'espace Nahda aura aussi été un rendez-vous d'une rencontre inoubliable avec le célèbre Kadim Al Sahir. L'artiste irakien, celui qu'on surnomme «El Kaysar» (Le César), a livré une prestation remarquable et ébloui par sa complète maîtrise du jeu vocal. Avec plus de 100 millions d'albums vendus, Kadim Al Sahir a su rester fidèle à sa légende, envoûtant la foule avec un répertoire mêlant la poésie aux paroles engagées. Un concert magique. Ebo Taylor, sur les rives de Bouregreg Fief de la musique africaine, la scène du Bouregreg a été le théâtre d'un concert particulièrement réussi. Celui du mythique Ebo Taylor. Guitariste et arrangeur surdoué, celui qui a, aux côtés de Fela Kuti, été l'un des promoteurs de la transformation du style high life en afrobeat, était accompagné d'un big band électrique, dont le brassage musical, entre traditions régionales et sonorités occidentales a marqué les esprits. Au Théâtre national Mohammed V, c'est une légende du violon, Ara Malikian, qui a incarné à merveille l'artiste cosmopolite. Cet Arménien de génie a grandi au Liban avant d'étudier la musique en Allemagne, pour ensuite s'installer à Madrid et offrir des shows époustouflants à travers le monde. Avec plus de la moitié de sa programmation dédiée aux artistes du Maroc, Mawazine a aussi mis à l'honneur les meilleurs talents du pays ! Sur la scène de Salé, la formation Cravata, dirigée par Salim Bennani, a accaparé les rythmes du folklore marocain et des plus grands tubes internationaux pour les transformer en une bande son festive et délirante. Ihab Amir, la révélation La charmante Reem, originaire de Rabat, a par la suite entonné ses plus beaux morceaux en darja (dialecte local) et dans un superbe style pop moderne. Quant au jeune Ihab Amir, âgé de seulement 22 ans, il a prouvé qu'il était l'un des chanteurs les plus prometteurs de sa génération. «Depuis ma sortie de la Star Academy, j'ai toujours rêvé de me produire au prestigieux festival de Mawazine. Je compose et écris moi-même mes chansons. Ce ne sont pas des thèmes autobiographiques. Je les imagine tels des scénarios. La chanson marocaine s'est imposée dans le monde arabe. Elle s'est améliorée...», confiera Ihab Amir.