Rapport de police parallèle : la CIA viole des femmes en Algérie, le régime algérien viole la Constitution chez lui. Mais contrairement aux deux victimes de l'agression sexuelle américaine, la Constitution algérienne n'a pas porté plainte. Résultat, pas d'enquête, donc pas d'inculpé, pas de crime. C'est du moins la version de Liamine Z., cité comme expert en criminologie présidentielle. Mais si pour les deux Algériennes, l'enquête est toujours en cours, pour la Constitution, un autre élément est apparu, par l'intermédiaire de Chadli B., un témoin capital qui rodait du côté de l'APN au moment du crime. En fait, il y a des coupables. Ce sont les députés, auteurs du viol collectif, qui ont d'ailleurs avoué leur forfait juste après le crime. Devant 30 millions de témoins, dont 15 millions de femmes, qui n'ont rien dit. Il y a donc jurisprudence. Une autre pièce à conviction est arrivée par l'intermédiaire du collectif des avocats de la défense, maître Ahmed O., Abdelaziz B. et Abou G .S. Arrivés avec le code sexuel à la main, ils ont bien expliqué que si la victime est consentante, il n'y a pas viol mais relation entre adultes. Donc pas de délit, ni de crime. Sauf que l'on pourrait faire remarquer que c'est un cas d'adultère puisque la Constitution est mariée au peuple algérien et que les députés représentent très peu le peuple algérien. Mais quand le juge d'instruction a demandé à Houari B. de venir comme témoin à décharge, les jurés se sont mis à rire. De même qu'ils ont pleuré quand le juge a demandé à voir Mohamed B. Il n'y a pas eu procès, Yazid Z. ayant étrangement décidé d'annuler toutes les procédures en cours et vidé la salle. De toute façon, comme l'a rapporté le greffier en début de rapport, il est écrit que la Constitution n'a pas porté plainte. Elle serait d'ailleurs déjà enceinte et va avoir des enfants. Des enfants de 75 ans.