Les syndicalistes poursuivent leur débrayage à l'est du pays et ne semblent guère intimidés par la décision de justice prononçant le caractère illégal de la grève. Constantine : De notre bureau A Mila, les praticiens de la santé publique ont reconduit, hier, le mouvement de protestation à hauteur de 80% avec observance d'un service minimum, et ce, au mépris de l'arrêt de la chambre administrative de la cour d'Alger décrétant illégale la grève initiée par le conseil national du SNPSP. Le président dudit syndicat, Yacine Boukhebouz, a qualifié de « grave entrave à l'activité syndicale le fait que l'affichage au niveau de l'hôpital des frères Tobbal ait été détruit ». Le directeur de l'établissement en question justifie ce geste par l'irrégularité des affiches qui, selon lui, « ne comportent ni cachet, ni signature ». « Nous maintenons la grève et nous irons jusqu'au bout de ce bras de fer, car il s'agit, avant tout, de la défense de notre dignité », a lancé, à son tour, le docteur Abdellatif Bentounsi, membre de la coordination de wilaya du SNPSP. A Skikda, le mouvement de protestation de ce syndicat maintient le même rythme que celui des premiers jours. Selon docteur Rachid Hamlaoui, président du syndicat de la région Est, « tous les adhérents ont répondu favorablement au mot d'ordre de grève conservant ainsi un taux de 72% au niveau de la wilaya ». Le secteur hospitalier de Collo, qui n'a pas suivi la grève dès les premiers jours, vient de rallier le mouvement avec un taux de participation de 40%. On enregistre, par ailleurs, un taux de suivi de 100% à l'hôpital du chef-lieu de wilaya, 95% au niveau du secteur hospitalier d'El Harrouch et 84% dans celui de Azzaba. A Constantine, les praticiens de la santé publique maintiennent toujours le cap, notamment au niveau de la périphérie, affirmant la forte mobilisation de leurs pairs au sein des établissements sanitaires des communes d'El Khroub, Aïn S'mara, Hamma Bouziane et Aïn Abid. Toutes nos tentatives de joindre la direction de la santé de la wilaya pour nous faire part du taux de participation ont été vaines. A Annaba, les praticiens de la santé publique poursuivent toujours leur mouvement de protestation. Ainsi, le SNPSP se dit satisfait de la solidarité de leurs pairs. Ce qui n'est pas de l'avis de l'Inspection générale du travail de la wilaya, qui avance : « La décision de justice a pu mettre fin au mouvement de débrayage à Annaba. » Il est à noter que cette grève n'a pas été suivie depuis le premier jour par les praticiens du secteur public à Guelma. S. B., D. D., K. D., L. A., M. B.