Parmi les personnes arrêtées figurent 14 mineurs et 8 femmes qui s'étaient réfugiés dans les localités de Selouane et Laroui, attendant l'occasion de rejoindre clandestinement Melilla ou les côtes sud de l'Espagne, a ajouté l'agence marocaine. Depuis le début de l'année, 150 Algériens ont été interpellés dans la province de Nador sur un total de 1130 immigrés, en majorité subsahariens. Dimanche dernier, à l'aube, entre 60 et 70 migrants clandestins africains ont pris d'assaut, à deux reprises, un poste frontière de cette enclave espagnole située sur la côte marocaine pour tenter d'entrer en Espagne. Il s'agit du premier assaut «massif» sur Melilla depuis 2006. Au mois de juillet de cette année, un d'entre eux était mort en tentant d'entrer en territoire espagnol en compagnie de plusieurs dizaines d'autres Africains. En 2005, 14 immigrants étaient morts dans des tentatives similaires, dont certains tués par balles par les forces de sécurité marocaines ou espagnoles lors d'assauts sur les grillages frontières de Melilla et de Ceuta, la seconde enclave espagnole au Maroc. Au lendemain de ces «assauts», les services de sécurité marocains ont «ratissé» la forêt d'Afra (20 km à l'ouest de Nador) alors que 78 autres avaient été interpellés la veille. Dans la matinée du lundi, les gardes-côtes italiens ont intercepté 6 embarcations au large de l'île de Lampedusa (sud de la Sicile) avec à leur bord un total de 276 personnes. Au moins une trentaine de femmes et cinq mineurs se trouvaient parmi les migrants interceptés, selon un décompte de l'agence Ansa. La semaine précédant cette interception, quelque 750 immigrés clandestins avaient débarqué à Lampedusa. La grande majorité des clandestins partent des côtes libyennes qui se trouvent à 200 km de Lampedusa. Selon le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, au cours de l'année précédente, 16 482 immigrés clandestins ont débarqué sur les côtes italiennes, alors qu'ils étaient 20 927 en 2006. En Mauritanie, les corps de 6 clandestins rejetés par la mer ont été découverts dimanche sur une plage près de Nouadhibou, dans le nord-ouest du pays, a rapporté lundi l'Agence mauritanienne d'information. Il s'agirait de migrants subsahariens en route pour l'archipel espagnol des Canaries. Les conclusions du médecin légiste attribuent leur mort à «la faim, à la soif et au froid». Rappelons que le 18 juin dernier, le Parlement européen a voté la directive «retour» qui vise à harmoniser les règles d'expulsion des immigrés clandestins dans l'Union européenne. Le texte, très controversé et dénoncé par de nombreuses associations, a été adopté par les eurodéputés à une confortable majorité.