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Y'a-t-il encore un espoir pour les combats d'avant-garde ?
CLAP. La longue nuit de Ali Hatem
Publié dans El Watan le 30 - 07 - 2009

La Longue Nuit du réalisateur syrien Ali Hatem s'ouvre sur le détail d'un détail, l'entrebâillement entre le feu et le fond d'une théière par laquelle on voit des mains manier un bocal et on comprend bien plus tard que la scène se passe dans une cellule de prison où 4 prisonniers discutent de culture et de théâtre, ce qui laisse supposer qu'ils sont là à cause de leurs idées.
Ils sont tous d'un certain âge donc forcément depuis longtemps détenus. Cette technique, partir de l'intimité des personnages avant de situer l'environnement qui les entoure sera appliquée jusqu'à la fin et c'est sans doute pour éviter les jugements hâtifs, les a priori, avant de dévoiler la vérité des personnages, les lieux étant en eux-mêmes chargés de signification pouvant altérer la compréhension. Cela permet aussi de prendre à contrepied les reconstitutions historiques classiques qui privilégi entpréalablement les dates et les lieux. De l'histoire il y en a pourtant dans le film d'Ali Hatem mais c'est seulement son poids douloureux qui est pris en considération, la chape de plomb qui a caractérisé le régime syrien de Hafez El Assad. Mais l'histoire du film se situe dans le temps présent. Trois d'entre eux, après 20 ans de détention, vont enfin être libérés et pourront ainsi rejoindre leurs familles, peut-être aussi, par extension, la société. Ce sont les bouleversements liés au retour qui sont dépeints dans le film. Entre-temps beaucoup d'eau a coulé sous les ponts et des alliances pas toujours désirées ou alors carrément contre nature ont fini par se tisser.
Ce microcosme familial et ses tentacules à l'étranger (un couple est montré dans son intimité avant que, dans une scène nocturne en voiture, on voie défiler la tour Eiffel), compte tenu de cette même technique adoptée dans le film, peut très bien symboliser toute la société syrienne d'aujourd'hui avec, selon le point de vue adopté par les uns ou les autres, ses espérances, ses capitulations, ses renoncements, ses lâchetés, ses regrets mais aussi sa détermination à poursuivre des combats. Parmi les trois protagonistes, le destin d'Abou Nidhal (Khaled Taja) est le plus tragique mais c'est sa mort et ses obsèques qui serviront de prétexte pour réunir toute la famille. Il a fait un long chemin par taxi pour rentrer dans sa maison presque abandonnée alors que les autres membres l'attendaient chez eux, chacun tentant de remettre au goût du jour en déterrant les décors symbolisant l'ancien temps. Arrivé dans la cours au milieu de la nuit, il va s'affaisser le long d'un arbre pour mourir. Dans le mouvement de la caméra suivant cette chute, on distingue, parmi les signes gravés sur l'écorce, le symbole inhabituel du « marteau et de la faucille ». Est-il allé en prison pour avoir défendu la cause des travailleurs ou le communisme au sens politique ? Sa mort a-t-elle annoncé symboliquement la fin de cette idéologie ? Le cinéaste ne dit rien explicitement sur ce genre de sujets mais le fait que le corps d'Abou Nidhal soit découvert par le fils qui croit encore aux valeurs du militantisme (on le montre pour la première fois dans un meeting, avec un look un peu à la Che Guevara) en dit long.


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