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Les réformes tardent à être appliquées, Kiev regarde vers l'Europe
En Ukraine la « Révolution orange » s'essouffle
Publié dans El Watan le 30 - 07 - 2009

C'est la culture politique qui nous manque », selon Oleg Rybachuk, ancien vice-Premier ministre. Apres avoir laissé entrevoir l'arrivée d'un bloc uni de forces politiques capables de mener les réformes et d'accélérer l'intégration de l'Ukraine à l'Europe, la révolution Orange qui avait permis en 2004 l'élection d'un président pro-occidental n'est plus que l'ombre d'elle-même.
L'alliance étale en public ses contradictions depuis plusieurs mois. Les protagonistes s'accusent mutuellement de plusieurs maux, corruption, ambition personnelle démesurée, tandis que l'opinion a perdu tout espoir de changement. Selon la rue, il est clair que depuis 2005, aucune avancée n'a été constatée dans la lutte contre la corruption par exemple. C'est ce qui explique le résultat des derniers sondages qui donnent comme favori le candidat du Parti des régions qui avait été battu à l'élection présidentielle de 2004 (44% contre 52% au troisième tour après l'annulation du second tour provoquée par les manifestations de rue connues sous le nom de « révolution Orange »). Nous avons demandé à un acteur important de la scène politique ukrainienne, Oleg Rybachuk, ce qu'il pensait de la situation actuelle et des dissensions qui affectent le camp des alliés de la révolution Orange. Oleg Rybachuk a été vice-Premier ministre ukrainien en charge de l'intégration européenne (2005), chef de cabinet du président Viktor Yushchenko (2002-205) et chef du secrétariat de la présidence (2005-2006). Actuellement, il dirige la fondation Suspilnist qui travaille à développer les relations de l'Ukraine avec l'Europe et les Etats- Unis. Pourquoi ces dissensions ? La réponse de Oleg Rybachuk est sans appel : « C'est l'absence de culture politique. C'est la culture politique qui nous manque », estime-t-il. « Il faudrait que les leaders politiques apprennent à respecter les standards de la démocratie. » « Toutefois, les citoyens vont arbitrer le jour des élections », nous précise Oleg Rybachuk. La prochaine élection présidentielle aura lieu au mois de janvier 2010. Le principal favori n'est ni le président actuel ni son Premier ministre, mais le leader du Parti des régions qui est dans l'opposition qui est qualifiée de pro-russe. Pour l'instant, l'Europe observe avec agacement cette situation et ne veut pas prendre position publiquement dans un problème qui se pose au sein d'un camp qui lui est allié. Oleg Rybachuk reconnaît indirectement l'échec de cette alliance issue de la révolution Orange de 2004. « Mais cette révolution a permis quelque chose de fantastique », selon lui. « Cette révolution a donné des résultats fantastiques, la liberté de la presse et la liberté de parole ou d'expression. L'opposition s'exprime librement. » « Sous le régime précédent, ce genre de dialogue était impensable », nous révèle Oleg Rybachuk. Il considère que l'intégration de l'Ukraine à l'Europe est naturelle. Il y va de son avenir. Cette idée de l'intégration est soutenue par la majorité des politiques, selon Rybachuk. L'Ukraine a toujours fait partie de l'Europe. Les hommes politiques parlent de l'intégration de l'Ukraine à l'Europe, mais ils ne font rien pour l'accélérer ou se rapprocher de l'Europe, selon lui. L'Ukraine n'accomplit pas les engagements qu'elle a pris. Juste après le démantèlement de l'URSS, l'Ukraine a commencé à regarder vers l'Europe, même si elle était encore dirigée par les anciens de la nomenklatura de l'époque soviétique. La Russie constate que l'Ukraine sort petit à petit de l'orbite russe, selon Oleg Rybachuk. Vladimir Poutine a commis une grande erreur, ajoute-t-il. Il s'est déplacé en Ukraine à trois reprises pendant la campagne électorale de 2004 pour soutenir le candidat du Parti des Régions. L'actuel président de la Russie, Medvedev, ne fait pas la même erreur. Durant une année de présidence, il ne s'est pas déplacé en Ukraine. L'ancien ministre des Affaires étrangères, Borys Tarasyuk, estime qu'il n'y aura « pas de conflit militaire possible avec la Russie, quoique au début des années 1990, on n'en fût pas loin. »
L'adhésion à l'OTAN est vue comme une opportunité d'assurer la sécurité des frontières ukrainiennes qui revient très cher, selon Tarasyuk. L'Ukraine possède des frontières avec huit pays. Pour un pays non membre de l'OTAN, le coût serait 4 fois plus cher. A propos de l'adhésion à l'OTAN, il estime que celle-ci devrait se concrétiser dans 5 ans, car l'Ukraine travaille selon les normes de l'OTAN depuis 3 ans. Concernant l'Europe, l'ancien ministre des AE se pose des questions sur la dernière initiative européenne. « Pourquoi parler de bon voisinage alors qu'on est Européens ? », se demande-t-il à propos de la politique de partenariat oriental initiée le 7 mai dernier à Prague par l'UE en direction de l'Ukraine, la Moldavie, le Belarus, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Géorgie. Après avoir critiqué le projet, les autorités ukrainiennes ont accepté le programme, même si le schéma ne convient pas à l'Ukraine, selon Borys Tarasyuk. Toutefois, la Russie a déjà déclaré publiquement en 2008, par la voix de Vladimir Poutine, son opposition à l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. Une telle adhésion est considérée comme une menace sur la sécurité nationale de la Russie. Poutine n'a pas exclu la possibilité de pointer des missiles russes vers l'Ukraine, si celle-ci décide d'abriter des bases de l'OTAN. Quand les dirigeants européens viennent en Ukraine, ils constatent qu'ils sont en Europe, selon Oleg Rybachuk. Mais l'Ukraine est comme une « balançoire ». Elle se rapproche de l'Europe pour mieux s'en éloigner en n'appliquant pas les réformes indispensables à son adhésion. Masi l'Ukraine ferait peur à l'Europe, selon des observateurs. Les réformes tardent à être appliquées et la corruption est bien établie dans les rouages institutionnels. La crise économique actuelle comme celle du gaz n'améliorent pas la situation.


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