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L'étole fashionniste
Publié dans El Watan le 28 - 04 - 2012

Le chèche se décline sous la forme d'un foulard d'environ de 4 à 8 m de long, porté notamment par les Touareg, qui l'enroulent sur la tête et le visage pour se protéger du soleil et de la nature désertique difficile. Son nom berbère ta'elmost signifie le voile, et ceux qui le portent sont appelés Kel Ta'elmust , plus précisement le peuple du voile. Son nom français vient de la ville de Chach en Sogdian, capitale de l'Ouzbékistan. C'est de ce terme que les Anglais ont formé leur mot «sash» qu'ils emploient pour désigner une écharpe ou une ceinture. Anciennement, le mot chèche désignait une coiffe que les femmes se plaisaient à porter à l'orée du VIIIe siècle. Il prenait naissance sur le front de la femme et se terminait vers le dos.
Traditionnellement, l'homme targui ne se sépare jamais de son turban qui le protège à la fois de la chaleur et du froid. Ce turban enroulé sur l'ensemble de la tête est la meilleure manière de dissimuler une émotion. Il se décline sous toutes les formes de couleurs dont, entre autres, le rouge, le jaune et le vert. Cependant, deux couleurs ont une signification particulière et spéciale à la fois. La légende raconte que le blanc est porté pour divulguer un signe de respect ou encore un jour particulier. Le chèche indigo est fait à partir de lin, souvent avec un tissage complexe. Il est porté notamment les jours de froid, car il est plus chaud que le chèche en coton. Sa teinture est à base d'indigo. Celle-ci tend à déteindre sur la peau, donnant au targui le surnom d'«homme bleu». En langue tamasheq, selon les tribus, il prend aussi parfois le nom de taguelmoust ou de litham. Il est à noter que le port du chèche chez les Touareg est obligatoire, dès l'adolescence. Cela fait partie du code d'honneur de l'Ashak qui régit tous les comportements des hommes et des femmes touareg. Le chèche est, aujourd'hui, très prisé aussi bien par les jeunes que par les générations plus âgées.
Les fashionnistes peuvent laisser libre cours à l'imagination quant à la façon de le porter, et ce, au gré de l'humeur ou encore de la tendance : franges, couleurs, superpositions… sont autant de manière de s'en servir. «On ne rencontre jamais une personne portant le chèche de la même façon et avec l'habitude et le temps on reconnaît, et ce, même de loin, celui qui vient vers vous, par le port de son chèche», confie Fayçal, un mordu du chèche. Etudiante en troisième année d'architecture, Salima avoue que son chèche ne la quitte jamais. «Qu'il fasse chaud ou froid, je ne peux pas m'en séparer. Je le porte tous les jours que Dieu fait. Même pour les cérémonies», lance-t-elle sur un ton ironique. Une sexagénaire, portant entièrement le voile, estime que le chèche est à mi-chemin du foulard. «Le chèche, dit-elle, est plus long et plus épais qu'un foulard, mais plus léger qu'une écharpe. Il est très pratique, moins volumineux et plus absorbant en cas de chaleur.» Un styliste algérien, qui utilise très souvent le chèche dans ses collections de prêt-à-porter, indique que le chèche a le pouvoir d'être infroissable.
A ce propos, il affirme : «Vous pouvez le torsader dans tous les sens, il sera toujours aussi présentable. On le retrouve dans plusieurs matières, en coton, en viscose, et parfois en soie, il vous garde au chaud en hiver et au frais en été». Le chèche traditionnel est carré avec des franges. Néanmoins, on le remarque de plus en plus en forme d'écharpe entortillée. Cette année encore, le chèche est omniprésent dans les nouvelles collections de vêtements et accessoires 2012-2013. Facile à porter. De grandes maisons de couture offrent des collections de chèches en coton, en polyester et en soie, aux imprimés raffinés et aux couleurs chatoyantes.


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