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Hippodrome de Bazer Sakhra : Des traditions à faire renaître
Publié dans El Watan le 12 - 10 - 2009

C'est au milieu de ces vastes espaces, parmi les vergers verdoyants où poussait une végétation luxuriante que la vie bédouine, au contact des telliens, avait créé un climat favorable et propice aux divertissements équestres, avec des cavaliers légers et rapides comme le vent, et que prit naissance le champ de course de Bazer Sakhra, une localité agropastorale, située à 6 km au sud de la ville d'El Eulma.
En ces lieux, on ne connaît pas seulement le mot, mais tout le fabuleux imaginaire propre à un geste que beaucoup ignorent parce que le cheval a toujours fait partie du décor de cette dechra. Ici, même si l'on vit non loin d'une importante ville comme Sétif, on a toujours eu le regard tourné vers ces terres, ces vergers, ces centaines de chevaux, en gardant en mémoire cette fabuleuse et romantique histoire de Hizia la hilalienne. Malheureusement, tout a disparu, cette localité paradisiaque a été charcutée, cédant le pas à un fatras de béton. En quelques années, le changement a été radical, c'est une véritable catastrophe ! La verdure et les vergers, qui faisaient le bonheur des autochtones, ont disparu. Dans cette tourmente, l'eau qui coulait à flots est devenue « aussi proche » que les nuages. Les anciens et les nostalgiques de la belle époque ne reconnaissent plus leur dechra.
Dans cette course folle, l'hippodrome, autrefois endroit mythique, temple du cheval, lieu de baroud et d'allégresse, n'est aujourd'hui qu'un vague souvenir. Littéralement étouffé par des constructions, il meurt chaque jour davantage, car n'arrivant plus à sortir de sa morosité, même si des courses de chevaux sont régulièrement organisées par la société des courses et du pari mutuel. A Bazer Sakhra, l'ambiance est plutôt mitigée, le champ de course n'intéresse plus personne. Parfois, les courses se déroulent dans l'indifférence générale du fait qu'elles ne suscitent plus l'engouement populaire d'antan, seuls les quelque turfistes, intéressés par le gain du PMU, assistent au déroulement des courses. Evidemment, beaucoup de choses ont contribué à cette situation, à commencer par la diminution progressive des chevaux de qualité, à la dégradation des lieux et surtout à l'abandon du secteur qui patauge dans le marasme et n'échappe pas à la dérive sociale. Certes, les amis du cheval et certains éleveurs ont tout fait pour sauver cette composante séculaire d'une mort certaine, mais en vain. Pour M.B., éleveur et amoureux du cheval, « à Bazer Sakhra, le cheval est à l'article de la mort en raison de sa prise en charge et surtout du manque d'intérêt des pouvoirs publics pour sauver l'une des plus nobles conquêtes de l'homme de la disparition du paysage de cette région, berceau des équidés depuis la nuit des temps ».
Un autre éleveur, S.M., abonde dans le même sens, lui un grand amateur des fantasias et de la chose équine : « Dans ce bled, les gens ont carrément perdu leurs repères, les fantasias et les rencontres de prestige, naguère l'apanage des éleveurs et amoureux du cheval, sont aujourd'hui complètement tombées dans l'oubli. Les nostalgiques et les visiteurs de cette contrée, tant louée par les chants et la poésie populaire, ceux notamment de Mohamed Benguitoune, sont totalement perdus du fait que Bazer Sakhra n'est plus qu'un vestige, une simple expression en dépit de son statut de chef-lieu de commune. A un moment où le cheval est en train de gagner sa véritable place dans certains pays, en tant qu'enjeu économique, touristique et culturel, à Bazer Sakhra, on parle hélas du cheval au passé, c'est incroyable mais vrai ! Aujourd'hui, dans cette localité, les éleveurs se comptent sur les doigts d'une seule main, alors qu'ils étaient des centaines il y a à peine quelques années. Evidemment, si le cheval meurt, c'est d'abord tout un pan de l'activité économique et culturelle qui s'écroulera, et toute la symbolique du cheval qui sera ensevelie à jamais.


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