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Le droit à l'exercice politique malmené
Publié dans El Watan le 12 - 10 - 2014

Tour de vis drastique contre les libertés politiques. Le droit à l'exercice politique, pourtant garanti par la Constitution, est soumis à rude épreuve. Via une administration totalement caporalisée, le pouvoir ne s'embarrasse pas pour empêcher des partis et des personnalités politiques à rencontrer des citoyens en leur interdisant des réunions publiques. Le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali, l'a vérifié encore une fois à ses dépens. L'administration de la wilaya de Aïn Defla lui a tout simplement interdit, sans motif, de tenir, avant-hier, un meeting politique dans une salle à Khemis Meliana. «J'ai introduit une demande officielle en bonne et due forme, mais une fois sur place, l'administration locale nous a signifiés que l'autorisation ne nous était pas accordée», s'est étonné Soufiane Djilali qui a dû tenir sa rencontre en plein air. «Il s'agit bel et bien d'un interdit systématique. Les walis donnent instruction aux maires de ne pas accorder d'autorisation à chaque fois que nous sollicitons une salle», dénonce le président de Jil Jadid.
Il n'est pas le seul à être victime de l'ostracisme de l'administration en ces temps d'incertitudes qui plombent la vie politique. Il y a quelques semaines, l'ancien chef de gouvernement, Mouloud Hamrouche, s'était vu interdire de donner une conférence à Tlemcen, la demande introduite par la section locale de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme, qui avait invité l'ancien chef de file des réformateurs, ayant été rejetée.
L'avalanche des interdits s'est abattue également sur les animateurs de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) à qui les services de la wilaya d'Alger ont illégalement refusé d'accorder une autorisation pour la tenue d'une conférence sur l'expérience des «Transitions démocratiques». Si l'administration avait invoqué le motif du «caractère culturel de la salle de Ryadh El Feth», elle avait préalablement refusé de traiter la demande de la CNLTD en exigeant des détails sur la conférence, la liste nominative des intervenants et des participants ainsi que les thèmes traités. L'inquisition. Une méthode qui rappelle les périodes sombres du parti unique, où la société était régentée par la redoutable police politique.
La liste des entraves à l'exercice des libertés politiques est encore longue. Le refus du ministère de l'Intérieur d'accorder un agrément à l'Union démocratique et sociale (UDS) lancée par le député Karim Tabbou est un autre cas flagrant d'atteinte au droit constitutionnel de créer un parti politique. M. Tabbou, qui assure pourtant avoir satisfait à toutes les conditions exigées par la loi sur les partis, dénonce un «refus politique» et que «le ministère refuse d'appliquer la loi en recourant à des manœuvres pernicieuses pour rendre impossible la création du parti». Le ministère de l'Intérieur refuse curieusement de fournir la moindre explication à ce refus qui, pourtant, est contraire aux lois en vigueur.
Cela rappelle étrangement l'interdiction qui a frappé le Front démocratique de l'ancien chef de gouvernement, Sid Ahmed Ghozali, et le parti Wafa de l'ex-chef de la diplomatie, Ahmed Taleb El Ibrahimi, invoquant le fallacieux prétexte qu'il comptait en son sein des militants de l'ex-FIS dissous. Mais, entre temps, la présidence de la République ne s'est pas gênée pour inviter au palais d'El Mouradia un ancien chef terroriste pour solliciter son «avis» sur la révision de la Constitution.
Autant d'actes arbitraires d'un pouvoir qui s'emploie par tous les moyens à régenter brutalement la société. Ils sont révélateurs de l'extinction dangereuse de la vie politique nationale. Farouchement hostile à la libre parole et à l'organisation autonome de la société, le pouvoir travaille en permanence à ne tolérer que des formations politiques et des organisations de la société civile obéissantes et serviles. Les voix dissonantes sont régulièrement matées. A la répression s'ajoutent des campagnes de propagande jetant à la vindicte populaire des leaders politiques. La séquence de la présidentielle d'avril 2014 a été, à ce titre, un exemple de la brutalité politique à laquelle recourt le pouvoir pour briser ses adversaires.


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