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Débrouiller la question kurde et le cas Gülen
Publié dans El Watan le 15 - 05 - 2017

Le président turc Recep Tayyip Erdogan doit rencontrer, pour la première fois demain à Washington, son homologue américain Donald Trump. La visite du président turc intervient alors que les relations entre les deux pays sont marquées par des frictions qui datent de l'époque Obama. Plusieurs dossiers opposent Washington et Ankara. Entre autres les milices kurdes syriennes, à savoir les Unités de protection du peuple kurde (YPG) et l'extradition du prédicateur Fethullah Gülen.
Mardi dernier, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils livreraient des armes aux YPG en Syrie qui affrontent les djihadistes, ces mêmes milices kurdes qu'Ankara considère comme des «terroristes». Pour Washington, les YPG constituent une force importante pour combattre le groupe Etat islamique (EI) et chasser les djihadistes de leur bastion syrien de Raqqa. En revanche, les YPG ne sont que l'extension en Syrie des séparatistes kurdes de Turquie (PKK), qui livrent depuis 1984 une sanglante guerre à l'Etat turc.
Le PKK est classé «organisation terroriste» par Ankara et ses alliés occidentaux. Le président Erdogan a exhorté le gouvernement américain à revenir «sans délai» sur son «erreur», et a déclaré qu'il aborderait la question avec Donald Trump lors de son déplacement aux Etats-Unis. Le coup d'Etat raté de l'été dernier contre Erdogan a eu des conséquences dans les rapports entre les deux pays.
Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, une tentative de coup d'Etat fomentée par une faction de l'armée a chamboulé la situation politique en Turquie, ainsi que ses relations extérieures. Elle est imputée au prédicateur islamiste Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis. La Turquie a lancé des purges dans l'administration turque pour chasser les sympathisants de Gülen, qui nie pour sa part toute implication dans le coup de force. Le président Erdogan appelle, en vain, Washington à extrader le prédicateur.
Autres pommes de discorde
A ces questions s'ajoutent les arrestations aux Etats-Unis de l'homme d'affaires turco-iranien, Reza Zarrab, et d'un cadre de la banque Halkbank, Mehmet Hakan Atilla, soupçonnés d'avoir enfreint les sanctions imposées à l'Iran. En avril dernier, Donald Trump a qualifié le massacre des Arméniens en 1915 d'«une des pires atrocités de masse du XXe siècle», tout en se gardant d'employer le terme de «génocide». D'où l'ire de la Turquie, qui a dénoncé la «désinformation» et les «mauvaises définitions» de Donald Trump.
En parallèle, la Turquie s'est rapprochée de la Russie, avec laquelle elle coopère désormais étroitement sur le dossier syrien, parrainant par exemple un accord de cessez-le-feu de fin décembre. Les Etats-Unis ont annoncé, fin mars, ne plus faire du départ du président syrien une «priorité». «Il faut choisir ses batailles», a déclaré l'ambassadrice américaine à l'Organisation des Nations unies (ONU), Nikki Haley.
«Quand vous regardez la situation, il faut changer nos priorités, et notre priorité n'est plus de rester assis là, à nous concentrer pour faire partir Al Assad», a-t-elle ajouté. «Notre priorité est vraiment de regarder comment on peut obtenir des résultats. Avec qui devons-nous travailler pour réellement faire une différence pour les gens en Syrie ?» a relevé la diplomate.
Cela dit, les Etats-Unis ont bombardé le 6 avril une base aérienne en Syrie. Réaction à une attaque chimique présumée imputée au régime syrien qui a fait 86 morts dans la localité rebelle de Khan Cheikhoun, au nord-ouest de la Syrie. Fin du même mois, la Turquie irrite Washington en bombardant en Syrie un QG des milices kurdes de Syrie.
En septembre 2011, six mois après le début de manifestations pacifiques contre le régime syrien, Ankara, encouragé par les Etats-Unis, lâche Bachar Al Assad et décide de soutenir la rébellion. En 2013, l'Otan déploie des batteries antimissiles Patriot dans le sud de la Turquie pour protéger le pays d'éventuels tirs de missiles de Syrie.
Mais après la montée des groupes djihadistes, les dirigeants turcs sont accusés de fermer les yeux sur les combattants étrangers qui franchissent la frontière turque pour gagner la Syrie. En 2015, la Turquie est rattrapée par le conflit en Syrie, avec, en juillet, un attentat meurtrier attribué à l'EI. Elle rejoint la coalition antidjihadiste dirigée par les Etats-Unis et met à disposition sa base aérienne d'Incirlik (sud).
C'est le début pour la Turquie d'une «guerre contre le terrorisme» officiellement dirigée contre les djihadistes et la rébellion kurde, mais qui vise aussi le PKK. En août 2016, la Turquie lance ainsi une opération militaire dans le nord de la Syrie, visant à lutter contre l'EI, mais également à combattre les milices kurdes syriennes. Début du mois en cours, la Russie, l'Iran et la Turquie ont signé à Astana, au Kazakhstan, l'accord relatif à la création de «zones de désescalade» dans plusieurs régions de la Syrie qui est entré en vigueur hier.
Conformément audit accord, ces zones seront instaurées dans des secteurs dépendant des huit provinces syriennes, où se trouvent des rebelles. Une zone comprendra la province d'Idleb au nord-ouest, contrôlée par une coalition de rebelles islamistes et de djihadistes, dont le Front Fateh Al Cham, ex-branche syrienne d'Al Qaîda, et des secteurs de celles de Lattaquié, Hama et Alep.
Observateurs lors du processus d'Astana, les Etats-Unis ont salué, avec prudence, l'accord sur la création de «zones de désescalade». Le département d'Etat américain a indiqué, dans un communiqué, «soutenir tout effort qui puisse véritablement réduire la violence en Syrie». Et de relever : «Les Etats-Unis étaient représentés à la conférence d'Astana par leur secrétaire d'Etat adjoint par intérim Stuart Jones», qu'ils «ne participaient pas directement aux négociations et n'étaient pas, à ce stade, partie de l'accord» parrainé par Moscou, Ankara et Téhéran.
«Nous sommes sensibles aux efforts de la Turquie et de la Fédération de Russie dans la poursuite de cette initiative et nous avons encouragé l'opposition syrienne à participer activement aux discussions», a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Heather Nauert. Mais «nous restons préoccupés par l'accord d'Astana, notamment l'implication de l'Iran comme prétendu garant» et dont «les actions en Syrie n'ont fait qu'alimenter la violence», selon Mme Nauert. «A la lumière des échecs des accords antérieurs, nous avons des raisons d'être prudents», a-t-elle prévenu, exhortant le régime syrien «à cesser toutes ses attaques contre des civils et les forces de l'opposition, ce qu'il n'a jamais fait».


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