Cité El Fidha : Il n'y a pas de structures pour les jeunes Des localités de la capitale connaissent un manque flagrant en matière de structures de la jeunesse, et ce, malgré le fait qu'elles se trouvent dans des communes nanties et loin d'être isolées. La cité PLM (El Fidha), dans la commune de Bourouba, illustre cette situation d'absence totale de prise en charge de ces jeunes, qui sont livrés à la rue. Les jeunes de cette cité populaire aux allures tentaculaires passent le plus clair de leur temps dans les cafés et les dellalas (espace commercial informel). «Notre quartier est dépourvu de ce genre d'établissements. Les jeunes qui ont du talent dans le domaine de la musique, du théâtre, ou encore des arts plastiques doivent se rendre dans les communes voisines, car à la cité PLM, il n'y a que les cafés et les dellalas pour les accueillir», confie un jeune de la cité. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, cette situation semble obéir à un raisonnement tordu. Plus les quartiers sont nantis, plus les pouvoirs publics les investissent d'intérêt et d'attention, et plus les quartiers sont défavorisés, plus ils sont ignorés et marginalisés. Anarchie à Qahouet Chergui : Un marché sur les trottoirs A Qahouet Chergui, à l'est de la capitale, les marchands informels et autres commerçants occasionnels ont élu domicile dans le centre névralgique de la localité, en l'occurrence une intersection qui fait jonction entre le chef-lieu de la commune de Bordj El Bahri, la RN24 et les quartiers du littoral. Les trottoirs grouillent de clients qui débordent sur la chaussée, obligeant les automobilistes à ralentir. Un bouchon se crée dans l'intersection, formant un énorme embouteillage qui atteint plusieurs centaines de mètres à la ronde. Une indescriptible anarchie règne dans le lieu, lui conférant des allures de souk. Le déplacement des piétons s'entremêle avec celui des voitures. Outre les embouteillages, les gardiens anarchiques de parkings profitent de l'occasion pour accaparer des pans entiers de la chaussée et obligent les automobilistes à payer des frais de stationnement. Les automobilistes, qui garent de part et d'autre de la route nationale longeant la ligne du tramway, sont également soumis au paiement des droits de stationnement. Les commerçants, qui activent dans cette fraction de la ville, laissent derrière eux des monticules de déchets et de détritus, en plus des désagréments qu'ils causent au voisinage.