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« Préparer un canevas musical pour rencontrer le Nord et le Sud »
Fawzi Chekili, guitariste et pianiste de jazz tunisien
Publié dans El Watan le 19 - 05 - 2010

Comment expliquez-vous le manque de festivals ou de manifestations dédiés au jazz, au Maghreb ?
En Tunisie, il y a certes des festivals de jazz, mais il n'y a pas de vrais passionnés derrière. Je suis persuadé que pour organiser un festival de jazz, il faut avoir de la passion pour cette musique, pour que le projet tienne la route. A partir du moment où l'on pense business et argent, l'échec est inévitable. Pendant un temps, le festival de Tabarka a bien marché. Aujourd'hui, des hauts et les bas marquent cette manifestation. On ne doit pas organiser les festivals parce que c'est tendance. Il y a un public, un vrai. Il s'agit de connaisseurs. Ce public ne doit pas être leurré. Certains lui proposent du rock à la place du jazz, sans le prévenir. A Montreux, en Suisse, les organisateurs prennent le soin d'informer le public de la programmation de la musique brésilienne ou du rock.
A Tunis, vous avez contribué à la création d'une école du jazz, qu'en est-il exactement ?
J'enseigne à l'Institut supérieur de musique de Tunis. Au sein de l'institut, une école a été créée. Cela a commencé timidement en 2004. Aujourd'hui, on parle d'un vrai département du jazz. Partis il y a dix ans, les jeunes sont de retour amenant avec eux leur savoir-faire acquis en Europe ou en Amérique du Nord. Ces jeunes veulent transmettre leurs connaissances. Il y a un engouement pour l'apprentissage. A Sidi Boussaïd, en banlieue de Tunis, nous avons, avec nos amis belges, lancé une école de jazz qui fonctionne depuis presque sept ans. Cette école s'appelle Couleur Jazz. Les jeunes, qui ont joué avec moi au Dimajazz à Constantine, ont été formés dans cette école. Nafaâ Allam, qui joue de la batterie, était mon étudiant. Il est aujourd'hui enseignant. Le vivier est donc là. Evidemment, les jeunes, c'est d'abord le rock, le hip-hop et les autres dérivés. On n'y peut rien. Mais les gens sérieux comprennent bien que la vraie école de musique est celle du jazz ou du classique. Certains y adhèrent.
Vous avez introduit dans vos compositions beaucoup de sonorités orientales. On parle sans crainte de références « ethno-culturelles » ...
J'ai toujours appartenu à deux cultures. J'aime la musique occidentale mais j'ai vécu dans un environnement oriental. Il y a forcément une biculturalité qui s'est créée en moi et que j'ai voulu à chaque fois refléter. Dans cet esprit, j'ai mis au point un instrument moitié oûd, moitié guitare, le udgé. C'est un prototype. Je n'ai pas encore trouvé un bon luthier pour développer l'idée et le fabriquer. Ce n'est pas un instrument à deux manches. Il ne s'agit que de deux instruments collés non plus. C'est un seul instrument où il y a une partie qui nous permet les modes arabe avec les quarts de tons et une autre pour jouer le mode tempéré occidental. En Tunisie, un jeune a également mis au point un instrument sur le même principe.
La Tunisie c'est également la tradition malouf, est-il possible d'avoir une fusion malouf-jazz ?
Il est difficile de fusionner ces deux musiques. Dans mes projets, il y a une sorte de fusion et de rapprochement, mais où il n'y a pas des quarts de tons. J'ai du mal à créer quelque chose à partir de mode purement arabe. Des modes, tels que le hidjaz, peuvent se prêter à l'harmonisation, et pourquoi pas, à une approche jazz. Partant du mode tunisien, j'ai pu avec des musiciens autrichiens et tunisiens produire un album, Bédouines. Mon idée a donc été de préparer un canevas musical qui permet au Nord et au Sud de se rencontrer. Un dialogue des cultures. Faire rencontrer ceux qui font la musique « savante » au Nord avec ceux qui font la musique traditionnelle au Sud
Ne faut-il pas aller vers un projet musical Sud-Sud entre maghrébins ?
On en parle. Il faut qu'on le fasse. C'est urgent ! J'ai discuté avec Zoheir Bouzid, commissaire du festival Dimajazz de cette question et de l'éventualité de réfléchir à des projets.


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