Le Salon Med-IT est de retour. Après un léger glissement dans le calendrier, il plantera son décor du 26 au 28 septembre au Palais de la culture à Alger. Hier, lors d'une conférence de presse, Karim Cherfaoui, directeur général de Xcom Algérie, et des partenaires officiels de l'événement ont voulu faire admettre que le Med-IT est devenu «un rendez-vous incontournable pour les professionnels du secteur des technologies de l'information». Un événement qui se veut en tout cas «une vitrine des technologies innovantes à disposition des entreprises sur le marché algérien». Depuis une décennie, notre pays a connu l'organisation de plusieurs salons dans le domaine événementiel dont le Sicom (orienté surtout vers le grand public) organisé par la Safex et le Siftech de Krizalid Communication qui est revenu après une courte éclipse. Il y a eu aussi la semaine du web qui a jeté dans la Toile des milliers de passionnés. Tous les quatre ont un point commun : ils ont bénéficié du soutien de Moussa Benhamadi, ministre de la Poste et des TIC. Atif Houria, conseillère au MPTIC, a expliqué cet appui par la volonté de mieux faire connaître l'état du marché des TIC et aider les entreprises algériennes à nouer des partenariats avec les étrangers. Pour Karim Cherfaoui, il s'agit plutôt de complémentarité mais insiste toutefois sur le caractère professionnel de la manifestation. Il ne s'agit ni de vendre du matériel sur site ni faire de la redite. Et pour le démontrer, les organisateurs mettent en avant des thèmes novateurs. 50 conférences et ateliers sont organisés sur trois jours, censés susciter un vif intérêt du public. En parallèle du salon, sont organisés comme chaque année, les trophées Med-IT qui ont pour objectif d'inciter les jeunes à investir dans de nouveaux créneaux porteurs. Cette année, le concours portera sur «les meilleures applications mobiles algériennes». En effet, le marché des applications mobiles est en plein essor et devrait encore tripler en 2012 : avec 180 millions de smartphones vendus dans le monde, la demande ne fait que croître. Mais si ce thème a été retenu, c'est pour une autre raison : l'Algérie a opté pour la 3G de la téléphonie mobile. Le marché algérien pourra ainsi passer de la voix aux applications data. Si c'est un enjeu pour les pouvoirs publics, c'est pain bénit pour les entreprises étrangères et les opérateurs de téléphonie mobile. Des profits énormes qui leur tendent les bras. D'ailleurs, les trois opérateurs (Mobilis, Djezzy et Nedjma) sont présents. RIM-Blackberry, confronté à une concurrence plus vive que jamais est aussi parmi les participants. Les Algériens se sont déjà convertis massivement à la téléphonie mobile mais les utilisateurs qui surfent actuellement sur Internet depuis leur mobile restent ridiculement faibles. Les grandes entreprises prennent conscience du rôle de l'informatique, notamment pour augmenter leur compétitivité, qui devient donc un élément fondamental dans leur gestion. Les PME demeurent faiblement équipées. Cependant, le marché signale une demande future forte grâce à l'arrivée de jeunes dirigeants. L'objectif des pouvoirs publics est, d'une part de généraliser le développement de l'Internet à haut débit et d'autre part d'acheminer progressivement le pays vers une «société de l'information». Sponsorisé par Samsung, le concours des meilleures applications mobiles algériennes valorisera les développeurs algériens d'applications mobiles et leur permettra de se faire connaître auprès d'un large public de professionnels, de journalistes et de décideurs. Cet événement sera un véritable accélérateur pour propulser le lancement de nouvelles applications mobiles en Algérie. Pour Samsung, il s'agit en réalité de déceler des talents qui pourront être recrutés et participer ainsi au développement de la marque en Algérie.