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Une histoire mouvementée
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Publié dans El Watan le 27 - 12 - 2011

Ancienne colonie britannique, située dans le golfe de Guinée, la République fédérale nigériane, le Nigeria, a obtenu son indépendance en 1960.
Elle comprend aujourd'hui 36 Etats et un territoire où se trouve la capitale fédérale Abuja. Le nord du pays est principalement peuplé d'Haoussa, qui sont en majorité des musulmans. Les autres grands groupes ethniques de cette partie du pays sont les Nupe, Tiv et les Kanuri. Les Yoruba sont l'ethnie dominante du sud du pays. Ils sont chrétiens pour plus de la moitié, musulmans pour environ un quart. Enfin le sud-est du pays est dominé par les Ibo, majoritairement chrétiens.
Le Nigeria a connu plusieurs mouvements d'insurrection de par le passé. Ils sont suscités par les injustices ressenties par les populations locales face aux agissements des compagnies pétrolières étrangères soutenues par le pouvoir. Elles se sentent spoliées de leurs richesses qui profitent à ces compagnies et aux autorités locales. Ainsi, en ces années 1990 est créé le Mouvement pour la survie du peuple Ogoni (Mosop) pour lutter sans violence contre les pratiques de Royal Dutch Shell. Après les exécutions de leurs leaders, le mouvement s'est peu à peu éteint. Un groupe plus actif a vu le jour par la suite. Il s'agit du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND).
Vie politique dominée par les militaires
En 1966, un coup d'Etat amène au pouvoir le général Ironsi, d'origine Ibo. Il est assassiné quelques mois plus tard. Après ce nouveau coup d'Etat, les Ibos, ethnie majoritaire de l'est du pays, sont alors victimes de représailles raciales sanglantes qui aboutissent en 1967 à la sécession de la république du Biafra. Suit une guerre qui s'achève par la défaite des indépendantistes le 12 janvier 1970. En 1975, coup d'Etat, cette fois, sans effusion de sang, de Murtala Ramat Mohammed. Il promet un retour rapide à la démocratie, mais il est tué dans un coup d'Etat avorté et remplacé par Olusegun Obasanjo. En1979, Shehu Shagari gagne les présidentielles.
Cependant, un pronunciamiento en 1983 replonge le pays sous la dictature du Conseil militaire suprême. Le 17 novembre 1993, après des élections annulées par le gouvernement militaire, le général Sani Abacha arrive à la tête de l'Etat. Ces élections sont remportées par Moshod Abiola Yoruba musulman, leader du Parti social-démocrate (SDP) face à son rival de la Convention républicaine nationale, Bachir Othman. Cette décision a provoqué des troubles à Lagos. Sani Abacha s'engage dans une confrontation des plus répressives contre l'opposition, les syndicats et la presse. Les opposants se regroupent dans une coalition nationale (Nadaco) dont les principaux dirigeants sont emprisonnés ou liquidés avant d'être démantelée.
La crise atteint son paroxysme en juillet 1994 avec le déclenchement d'une grève illimitée du Syndicat des cadres des industries pétrolières et du Syndicat des travailleurs du gaz naturel et du pétrole. Ils revendiquent le départ des militaires du pouvoir et l'installation de Moshod Abiola à la tête de l'Etat. Revendications rejetées par les militaires lesquels ordonnent la dissolution des syndicats et menacent de licenciement les grévistes. De son côté, l'écrivain en exil, Wole Soyinka, prix Nobel de littérature en 1986 crée le Conseil national de libération du Nigeria (Nalicon). D'où sa condamnation à mort par le président Abacha.
Le 10 novembre, le même régime envoie à la potence l'écrivain Kan Saro Wiwa, président du Mouvement pour la survie du peuple Ogoni (Mosop) avec huit de ses compagnons de la même ethnie. La presse est loin d'être épargnée. En septembre 1994, il interdit pour une durée de six mois les publications des groupes de presse indépendants, Guardian, Concord et Punch. À sa mort soudaine en 1998, Abdulsalami Abubakar prend le pouvoir. En 1999, les premières élections démocratiques depuis 16 ans sont gagnées par Olusegun Obasanjo, qui est réélu lors des turbulentes élections de 2003.
En 2007, des élections une nouvelle fois agitées propulsent au pouvoir le successeur désigné d'Olusegun Obasanjo. A savoir, Umaru Yar'Adua. Ce dernier décède en 2010 de maladie. Goodluck Jonathan lui succède, après les présidentielles, la même année.L'histoire du Nigeria à l'instar de la partie majeure des pays africains multiethniques et religieux riches sans pour autant en profiter est marquée par des convulsions. Des convulsions qui ravivent les démons identitaires, ces valeurs refuges qui s'expriment dans la violence avec comme terreau les injustices sociales et la dictature.


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