Les citoyens du village Zerrouda, dans la commune de Tirmitine attendent depuis des années leur part du développement. De nombreux foyers ne sont pas encore raccordés au réseau d'évacuation des eaux usées et une dizaine d'autres ne sont toujours pas alimentés en électricité. Le projet gaz naturel n'est pas lancé dans une région connue pour son froid sec et glacial. La localité a bénéficié d'une unité de soins mais elle fonctionne timidement à cause de l'absence de moyens les plus élémentaires. Elle assure uniquement les premiers soins, comme le changement du pansement et des injections. Les urgences médicales et les accouchements sont orientés vers Draâ Ben Khedda ou Tizi Ouzou. Le bureau de poste a fermé ses portes depuis longtemps sous prétexte de l'insécurité. Ainsi, pour toute prestation postale, les citoyens se déplacent au chef-lieu de la daïra de Draâ Ben Khedda. Dans le secteur de la jeunesse, le village est dépourvu d'infrastructures de base : absence de foyers de jeunes, d'aire de jeux et de stade pour ces centaines de jeunes livrés à eux-mêmes. Le chômage a atteint une proportion alarmante. En outre, le village est doté d'un collège accueillant également les bambins des hameaux voisins n'est pas doté d'une cantine scolaire. Les collégiens cassent la croûte devant l'établissement ou ne déjeunent pas durant toute la journée. Le soir, ils rentrent chez eux à pied, qu'il vente ou qu'il pleuve. Le transport scolaire n'est assuré que pour les filles.