Les habitants des villages de la commune de Mamoura, située à une trentaine de kilomètres au sud de Sour El Ghozlane, doivent se débrouiller pour trouver un moyen de transport et rejoindre leurs destinations ou le chef-lieu communal. Comptant plus de 5 000 habitants, cette municipalité n'a pas de service de transport de voyageurs. De plus, aucun transporteur relevant d'autres régions ne la dessert. Selon des citoyens de la région, même si la direction de wilaya des transports est au courant depuis plusieurs années de leur situation déplorable en la matière, rien n'a été fait pour régler le problème. Aussi, les voyageurs de la localité sont obligés de se déplacer jusqu'au chef-lieu communal pour prendre des taxis clandestins à raison de 50 DA la place, suivant la distance parcourue depuis un village donné. «La plupart des citoyens, dont des fonctionnaires et des lycéens, vivent le cauchemar à cause de ce problème», avoue un habitant du chef-lieu communal. Il précise que même des transporteurs fraudeurs exigent un supplément du tarif légal pour acheminer leurs clients jusqu'à leurs destinations initiales. «Parfois, ils exigent 100 DA de plus», a-t-il ajouté. Les malades et autres cas d'urgence souffrent encore plus de cette lamentable situation. Comme la plupart des voitures des taxieurs dits clandestins sont en mauvais état mécanique, ces derniers refusent généralement d'assurer des courses de nuit ou pour de longs trajets. Des habitants de la commune de Mamoura ne cessent d'interpeller la direction de wilaya des transports quant à la nécessité d'affecter une ligne de transport public pour la municipalité. «Pendant que Mamoura n'a pas la moindre ligne de transport, d'autres régions de la wilaya se saturent en affectations de lignes», font remarquer, avec ironie, nos interlocuteurs..