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Eugène Ebodé. écrivain camerounais : «L'édition au Cameroun est défaillante»
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Publié dans El Watan le 28 - 10 - 2012

Rencontré lors de la 17e édition du Salon international du livre d'Alger, l'écrivain camerounais, Eugéne Ebodé, nous parle à cœur ouvert de son coup de foudre pour l' Algérie
-Avez-vous pris goût à fouler le sol algérien à chaque manifestation livresque ?
Non seulement j'y ai pris goût, mais je me sens chez moi. Et quand on est chez soi, on aimerait accueillir les autres. J'aimerais franchement, un jour, accueillir les auteurs algériens chez moi. D'ailleurs, je le fais un peu, dans la mesure où je collabore dans un journal Suisse, où j'accueille les Africains et d'autres. Le dernier portrait que j'ai publié au Courrier de Genève est celui de l'écrivain algérien Yasmina Khadra. J'ai également fait les portraits de Rachid Boudjedra et Mustapha Kebir. J'ai aussi rendu compte d'un certain nombre de travaux d'auteurs algériens. Il est vrai que depuis 2009, année de la tenue du Panaf, j'ai participé à une résidence à Zéralda. Cette dernière a donné lieu à de nombreux textes.
Pour ma part, j'ai écrit une nouvelle sur la bien gardée El Mahroussa l'Africaine. C'était d'ailleurs une expérience très intéressante. Au départ, je me disais quel texte vais-je écrire ? El Mahroussa, c'est le vieil Alger. C'est cette histoire que je voulais justement raconter. Cette résidence a permis à des auteurs de nationalités différentes à mieux se connaître. Et puis, ce qui était intéressant, c'est qu'il n'y avait pas que les auteurs, il y avait également d'autres manifestations où l'Afrique était au centre, dans sa diversité et dans tous ses éclats. Pour la petite histoire, à chaque fois que je viens à Alger, je vais me recueillir au mausolée de Sidi Abderrahmane.
-Vous venez de recevoir le prix Yambo Ouologuem 2012...
C'est un prix qui honore et récompense un roman intéressant dans l'année. Cela fait plaisir de recevoir une telle distinction. De plus, c'est un prix africain. L'Afrique pose un regard attentif sur ce que font ses enfants.
-Comment se porte l'édition dans votre pays, le Cameroun ?
Je ne connais pas assez l'édition au Cameroun. Je peux simplement vous dire qu'il y a de timides avancées. Il y a un manque de volonté politique. Le secteur de l'édition est totalement défaillant. Les investissements de l'Etat et ceux du privé n'ont pas été au rendez-vous. Si les auteurs ne trouvent pas de maisons d'édition pour les éditer, le lecteur ne pourra jamais lire leurs œuvres. Dans un passé récent, il y avait les éditions Clé, maintenant il y a la maison d'édition Ifrikya, qui essaye avec un partenariat avec l'Algérie notamment, et les invite aussi à montrer leurs productions, à défendre leurs livres. J'ai comme l'impression que ces maisons d'édition sont à l'état embryonnaire. Je pense que les partenariats Sud/Sud qui sont initiés à partir de l'Algérie portent là une dynamique nouvelle. Il faut, bien entendu, la renforcer par des partenaires Sud/Sud, notamment dans la critique littéraire. Je dirais, par ailleurs, qu'il existe une maison d'édition, Les Figuiers, très performante au Mali. Tombouctou est une ville aujourd'hui extrêmement mise en péril par les fondamentalistes.
Cette ville a été également le symbole du carrefour entre le nord et le sud de l'Afrique. C'est également une ville carrefour des échanges intellectuels comme les échanges marchands où les bédouins pouvaient arriver. Les Saints patrons pouvaient également rassembler les forces symboliques. Il se trouve qu'aujourd'hui cette ville se retrouve au carrefour des malheurs. On aimerait que l'Afrique mobilise davantage ses forces pour construire plutôt que de détruire. Ma grande angoisse est Tombouctou. Mais à qui le tour ? Je dirais que la place de l'Etat est fondamentale dans l'édition. Pas seulement l'Etat d'ailleurs. Il y a les énergies associatives et économiques. Il faut considérer que c'est une activité économique.
L'Etat promulgue des lois, donne la possibilité d'épanouissement et de dynamisme. L'Etat donne le la. Il donne le temps, les moyens et les structures pour permettre aux auteurs de produire. L'Etat pose des conditions pour que le rayonnement soit possible. On voit en Algérie qu'il y a une volonté politique. Des moyens sont dégagés. C'est un exemple éloquent. Il faut s'en féliciter. Même pendant le Panaf de 2009, l'Etat algérien a fait en sorte que des rééditions d'œuvres de la diaspora soient possibles. A ma connaissance, c'est la première fois qu'un Etat africain fait cette opération. Il faut espérer que les autres Etats africains imitent ce genre d'opération. Et que l'Algérie ne soit pas toute seule à porter le fardeau ou la perspective du rayonnement. Il faut que d'autres pays y participent.
-Après la publication de votre roman Madame l'Afrique, avez-vous un autre projet d'écriture ?
J'ai plusieurs projets, mais est-ce que je suis autorisé à en parler ? Je pense qu'il faut laisser chaque projet être reçu afin qu'il puisse mûrir. Ne vous inquiétez pas, je vous en parlerai le moment venu (rires).


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