Deux rapports portant sur la nouvelle politique industrielle et le climat des affaires, Doeing Business, seront présentés, aujourd'hui, au gouvernement par le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement. Cherif Rahmani, qui s'exprimait hier lors d'une rencontre de partenariat algéro-italienne, a ébauché quelques-unes des idées développées dans le document relatif à la stratégie industrielle. Il s'agit notamment de «l'identification de six groupes de filières industrielles à renforcer ou à récupérer pour créer une base industrielle publique et privée solide sur le plan interne et ouverte sur des perspectives d'exportation». «Les mois à venir seront mis à profit pour créer des groupes industriels publics et privés compétitifs sur le plan national et international, cela appelle un renforcement des PME en tant que tissu essentiel qui crée de l'emploi», a notamment déclaré le ministre qui a évoqué «des avantages qui seront accordés aux PME pour les aider à se renforcer, à fusionner et à se moderniser». «Parallèlement, il nous faut créer des pôles industriels pour créer des synergies nationales», a encore précisé M. Rahmani qui a estimé, dans une déclaration en marge de la rencontre organisée à l'hôtel El Djazaïr, que l'objectif est d'arriver à bâtir une industrie créatrice de richesses et d'emplois pour «prémunir le pays des effets de la volatilité des prix et d'un éventuel choc pétrolier». Le second rapport, qui sera présenté au gouvernement, porte sur l'amélioration du climat des affaires. Il englobe, selon M. Rahmani, «100 préconisations qui seront présentées aux membres du gouvernement pour un arbitrage». Le Doeing Business permettra une fois finalisé, selon le ministre, «d'accompagner la nouvelle politique industrielle et de favoriser le partenariat». Il est à noter que la rédaction du document Doing Business a été confiée, le 10 mars dernier, à un comité installé par le ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement sur la base de critères d'évaluation pris en compte par la Banque mondiale dans sa classification des économies des pays, selon leur degré d'attractivité pour les investissements. Le ministère de l'Industrie avait entamé, depuis quelques mois, une démarche visant à créer un meilleur climat des affaires en améliorant le classement de l'Algérie actuellement logée à la 153e place parmi plus de 180 pays. Une situation que Cherif Rahmani veut à tout prix corriger en obtenant pour l'Algérie un meilleur classement dans le prochain rapport Doing Business de la Banque mondiale.