La conférence de presse animée hier par le chef de la daïra de Annaba se voulait une mise au point sur tout ce qui se dit sur l'affaire dite de l'hôpital Errazi de la même ville qui date de 2004. Par cette sortie, ce responsable, assumant également la présidence du conseil d'administration de cet établissement hospitalier spécialisé (EHS) en psychiatrie, anticipe ainsi sur les conclusions de l'instruction entamée ce lundi par le tribunal de Annaba. Une trentaine de personnes ont déjà été auditionnées par le magistrat instructeur. Cette affaire porte sur une manipulation du budget de l'établissement, notamment les permutations des chapitres des dépenses, tel celui destiné à l'acquisition des médicaments. En l'absence de son président en titre, en congé, le conseil d'administration de l'EHS aurait approuvé par délibération le transfert de ce chapitre vers celui des divers pour des acquisitions qui ne s'imposaient pas. Au sein de l'opinion publique, cette affaire fait, depuis des mois, l'objet de discussions dans lesquelles le nom du chef de daïra revient constamment. A tort, selon l'intéressé, qui, lors de la conférence de presse, a souligné la tentative de certains de lui nuire ainsi qu'à sa qualité de commis de l'Etat. « Je n'ai rien à voir dans cette affaire dans laquelle certains tentent de m'impliquer pour tromper l'opinion publique pour me nuire. La délibération a été signée alors que j'étais en congé et à l'étranger. Quelques mois auparavant, j'avais pris le soin de la rejeter en réunion du conseil d'administration que je présidais. Je ne suis pas ordonnateur et encore moins le gestionnaire de l'établissement. Il est regrettable de constater que les enquêteurs n'aient pas respecté la confidentialité qui doit entourer leur mission », a-t-il souligné.