L'homme soupçonné d'avoir planifié le rapt des deux journalistes français de RFI, assassinés dans le nord du Mali, est un trafiquant de drogue touareg lié à AQMI, a indiqué hier le procureur de la République de Paris, François Molins, qui a évoqué «des soupçons très précis» pesant sur cet homme, Bayes Ag Bakabo. «On sait que c'est un membre d'AQMI et qu'il fait aussi du trafic de stupéfiants ; il a été vu circulant au volant du pick-up qui a servi à enlever les deux journalistes et a été vu en train d'acheter 140 litres d'essence la veille ou l'avant-veille de l'enlèvement», a-t-il énuméré lors d'un point presse sur l'enquête, au parquet de Paris. Bayes Ag Bakabo «fait l'objet d'intenses recherches», a ajouté M. Molins. Sa présence parmi les quatre ravisseurs de Ghislaine Dupont et Claude Verlon ayant pris part à l'enlèvement à Kidal est «l'hypothèse privilégiée», a-t-il ajouté, confirmant qu'Abdelkrim Targui, qui dirige une katiba (unité combattante) d'AQMI pourrait être le commanditaire du rapt et des assassinats survenus le 2 novembre.