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FESTIVAL NATIONAL DU THEÂTRE DE SIDI BEL ABBES : dans les cuisines d'un ogre terrifiant !
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Publié dans El Watan le 27 - 04 - 2014


Sidi Bel Abbés
De notre envoyé spécial
C'est une ville-pays où règne un ogre à sept têtes par la terreur et la manipulation. Il empêche toute contestation à son pouvoir. Dans les cuisines de son palais, les serveurs parlent de la grande fête qui se prépare et évoque l'émergence d'un certain Bachar qui pousse le peuple à la révolte. L'ogre, qui pète autant qu'il parle, veut chasser l'intrus et ceux qui le suivent. C'est l'idée apparente de cette nouvelle pièce de la Coopérative Les Amis de l'art (asdiqaa al fen) de Chlef, « « Ghoul moul sbaa rissane » (L'ogre à sept têtes), en compétitition au 8 ème Festival national du théâtre de Sidi Bel Abbes. Mise en scène par Rabie Oujaout d'après un texte de Mourad Senouci, la pièce, qui fait partie du théâtre du burlesque, évoque une thématique actuelle : la contestation de la tyrannie et le réveil des consciences politiques. Le metteur en scène a soigneusement évité la linéarité ou le discours-sandwich en s'appuyant sur la fantaisie et l'expression dynamique des jeunes comédiens, la plupart des amateurs.

El Hadj Lasnami, Khadidja Bouarif, Abdelwahab Tebbache, Abdelkader Aichouba, Oussama Kedjam, Yedaouar Ismail ont offert une prestation respectable. Ils semblent avoir saisi la philosophie du texte. Sauf que le metteur en scène a quelque peu forcé le passage en suggérant que l'ogre serait un emir des pays du golfe et que les sauveur est un Bachar. Cela rappelle une brûlante actualité politique au Moyen Orient et trouble, par conséquent, la vision. Rabie Oujaout aurait dû évite cette coloration tapante donnée à un spectacle qui se défend pourtant dans ses compartiments artistiques. Rabie Oujaout a, malgré tout, réussi de surmonter la diffuculté narrative du texte.

« A l'origine, c'était un atelier de formation animé avec les jeunes comédiens. Mourad Senouci nous a proposé le texte pour le monter. Nous avons essayé de faire un symbiose entre l'esprit de la génération de Alloula et Djellid et celle d'aujourd'hui. Nous avons cassé des choses, donné une petite vie à un texte verbal. Je voulais rendre hommage aussi aux maitres d'hôtel, serveurs, majordomes dont on ne parle jamais », a soutenu Rabie Oujaout. Mourad Senouci a puisé dans la légende populaire le texte de « Ghoul moul sbaa rissane » adaptée de la pièce « Le dragon » du russe Evgueni Schwartz. « Le dragon », une métaphore poétique sur la terreur de Staline, a été interdite par les autorités soviétiques en 1944. Le Roi nu, autre célèbre pièce de Schwartz critiquant le stalinisme, a également été censurée par Moscou pendant plus de trente ans. Schwartz avait dans « Le dragon » imaginé une ville soumise au diktat d'un dragon à trois têtes qui sera libérée par un chevalier courageux. Mourad Senouci a remplacé le dragon par l'ogre en lui donnant plus de têtes.

« Le chiffre sept renvoie à notre culture populaire. On parle de sept portes, sept ciels...Ce texte a été écrit en 1989 et édité en 2000 par Dar El Gharb. Il fait l'objet d'une thèse de doctorat autour du verbe dans le patrimoine linguistique populaire. J'ai offert le texte à la troupe de Chlef et j'ai été ravi de son montage. Les jeunes troupes reviennent quelque peu au théâtre engagé et au théâtre politique. Divertissement et contenu doivent retrouver leur place sur scène. Je suis d'autant plus heureux que la plupart des comédiens de cette troupe sont au chômage », a souligné Mourad Senouci


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