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Péripéties d'un pays écartelé
L'Ukraine face aux convoitises géopolitiques des puissants
Publié dans El Watan le 24 - 05 - 2014

Proie inerme des jeux d'influence de l'Occident et de la Russie, l'Ukraine renoue avec son histoire tragique durant laquelle ses voisins
se disputaient son territoire.
Le 13 novembre 2013, l'Ukraine refuse de signer l'accord d'association avec l'Union européenne (UE). De son côté, la Russie propose à Kiev une assistance financière de 15 milliards de dollars et la réduction du prix du gaz pour ramener ce pays dans son giron. Des manifestations éclatent à Kiev et provoquent un séisme sur l'échiquier géopolitique de cette partie de l'Europe de l'Est. Les événements se précipitent : le président Victor Ianoukovitch s'enfuit, le 22 février, vers la Russie et dénonce un «coup d'Etat». Le jour d'après, le Parlement ukrainien abroge la loi sur les langues. Le 16 mars, la Crimée organise un référendum dont le résultat consacre son rattachement à la Russie.
Une péninsule dont l'enjeu est la base de Sébastopol, qui donne sur la mer Noire. Kiev a déjà proposé à Moscou un plan d'évacuation des forces militaires russes de Crimée après l'expiration du bail en 2017. En 2010, les deux pays signent un accord qui prolonge la présence des forces russes à Sébastopol jusqu'en 2042. Dans l'est du pays, des référendums sont organisés le 11 mai sur l'indépendance de Donetsk et de Lougansk et déclarent leur indépendance de Kiev.
L'UE et les Etats-Unis, d'une part, et la Russie, d'autre part, se disputent l'Ukraine et chaque partie accuse l'autre d'entretenir cette crise.
La réorientation de la politique étrangère de Kiev vers l'Ouest est vue par son voisin comme une menace : l'élargissement de l'UE et de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) jusqu'à ses frontières signifie son encerclement, d'autant que ses anciens satellites, comme les pays baltes, la Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie ont intégré l'UE et l'OTAN. Situation qui a convaincu le président russe, Vladimir Poutine, que l'Occident poursuit sa stratégie d'«endiguement» de son pays. Et de surcroît, Washington projette d'installer en Europe centrale un bouclier antimissile tourné, aux yeux du Kremlin, contre la Russie.
Antécédents
L'évolution de la situation ukrainienne s'inscrit dans le prolongement des «révolutions» libérales «de couleur» ayant marqué les ex-républiques soviétiques : la Géorgie en 2003, l'Ukraine et le Kirghizistan respectivement en 2004 et 2005.
«Révolutions» en partie par l'Occident. Côté Géorgie, les républiques autonomes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud ont refusé, en 1991, de voir leur destin associé à cette dernière et ont mené une lutte armée pour l'indépendance.
Le conflit de 2008, marqué par la volonté de Tbilissi de vouloir reconquérir l'Ossétie du Sud a provoqué l'intervention des forces russes et l'indépendance de cette région protégée par Moscou. Dans les années 1990, la Russie est restée inerte au démantèlement de la Serbie, amputée du Kosovo, et d'une façon générale de l'ex-Yougoslavie démembrée, ouvrant la voie à l'extension de l'OTAN vers l'Est et l'émergence d'Etats pro-occidentaux : Macédoine, Bosnie, Croatie, Monténégro, Kosovo. Entre 1999 et 2007, les puissances de l'OTAN ont appuyé et reconnu le pouvoir sécessionniste albanophone du Kosovo, aujourd'hui indépendant, libéré de tous les accords juridiques et constitutionnels inhérents à la Serbie.
Les Occidentaux considèrent comme «conforme au droit international» la sécession du Kosovo vis-à-vis de la Serbie, ainsi que les élections libres qui y ont été organisées pour avaliser cette sécession. En revanche, l'indépendance de la Crimée, consacrée aussi par des élections est «totalement contraires au droit international», au motif qu'elles se sont déroulées «sous occupation» de l'armée russe.
Pour le Kremlin, si les forces militaires russes ont «libéré» la Crimée de l'Ukraine sans tirer un coup de feu au départ, les puissances de l'OTAN ont «libéré» le Kosovo avec des bombardements aériens massifs ayant occasionné la mort de milliers de civils et la destruction des infrastructures stratégiques de la Serbie. Comme l'Occident demeure indifférent envers la Turquie, membre de l'OTAN, qui occupe illégalement depuis 1974 et colonise l'île de Chypre, pourtant membre de l'UE.
Entre le droit de la force et la force du droit, le choix est clair pour les puissants. C'est le droit de prendre par tous les moyens : le soft power ou la force. C'est selon les cas.
Le perdant devient l'offrande
Dans cette guerre de consolidation ou d'élargissement de zones d'influence, le perdant est l'Ukraine. Un pays marqué par des luttes avec ses voisins qui, de tout temps, l'ont empêché de construire son propre Etat et partagé son territoire. Comme tel, il n'a existé qu'entre 1918 et 1920. Le pays est sous domination du royaume de Pologne qui finit par le partager, malgré lui, avec la Russie, ensuite la Russie le partage avec le royaume austro-hongrois. Passons les affres de la Seconde Guerre mondiale et la période de la guerre froide. Ce n'est que le 24 août 1991 que l'Ukraine a proclamé son indépendance. Une indépendance qui aboutit aujourd'hui à sa dislocation. Le 21 mars, l'UE et l'Ukraine signent le volet politique de l'accord d'association. Le volet économique sera signé après l'élection présidentielle du 25 mai.
Kiev a reçu le 7 mai un premier prêt de 3,19 milliards de dollars dans le cadre du plan d'aide de 17 milliards de dollars décidé récemment par le Fonds monétaire international (FMI). Ainsi, la partie ouest de l'Ukraine a basculé dans le camp occidental. L'est du pays, avec les référendums de Donetsk et Lougansk, s'est mis sous le parapluie russe.


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