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Il était une fois la révolution à l'Ouest
Avant-première de Lotfi d'Ahmed Rachedi
Publié dans El Watan le 05 - 04 - 2015

Après Ben Boulaïd, Krim Belkacem, le cinéaste Ahmed Rachedi, l'auteur du film culte L'Opium et le Bâton, embraie avec un autre film dans la même veine. Lotfi, un long, très long métrage : 170 mn ! Soit deux heures 50 minutes.
Coécrit avec Sadek Bakhouche (Ben Boulaïd) portant sur autre figure emblématique de la révolution algérienne de Novembre 1954 contre le colonialisme français, Benali Boudghène, alias Lotfi. Un grand nom de la Révolution, au parcours battant et combattant. Martyr, tombé au champ d'honneur alors qu'il était à peine âgé de 26 ans. Pour ce faire, Ahmed Rachedi s'est voulu, dans son approche filmique, chronologique, didactique et pédagogique.
D'où cette longueur ponctuée par les référents et références des acteurs et actants de la lutte anti-coloniale, pour ne pas dire les pairs de Lotfi. Et ce, sous les auspices du ministère des Moudjahidine, producteur du film.
Le film montre le jeune Benali Boudghène — campé par l'acteur Youcef Sehaïri ayant crevé l'écran de par une justesse et un charisme —, étudiant et fin lettré, amoureux transi de sa voisine, nationaliste, placardant des tracts dans les venelles de sa ville natale, Tlemcen, prêtant serment pour la lutte armée, rejoignant le maquis et les rangs de l'Armée de libération nationale(ALN), faisant ses «premières armes»…
Affublé du nom de guerre «Brahim», il est passe à l'acte de bravoure. Il connaît son premier fait d'armes. Il devient «Lotfi», en référence au grand romancier égyptien Mostefa Lotfi Al-Manfaloti, dont les œuvres étaient son viatique, ses livres de chevet.
Un chef de guerre, un révolutionnaire est né, sans ambitions politiques ni gloire ou autre gloriole. Respecté et peut-être craint pour son courage, élévation intellectuelle, intelligence et sa vision stratégiquement militaire, il vivra une ascension fulgurante. Il sera désigné à la tête de la Wilaya V. Désormais, il est le «Colonel Lotfi» ! Envoyé au Caire, Tunis, Oujda, ou encore Tripoli, il obhorrait «le pouvoir».
Frères d'«âmes»
D'où sa légitime inquiétude émise à l'endroit de Ferhat Abbas (incarné merveilleusement par le crédible Hassen Kechache), alors président du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) face aux autres colonels comme Houari Boumediène, Boussouf… «Ma place n'est pas ici, mais avec mes compagnons d'armes.».
Se défaussant des neuf autres colonels, il retournera au combat avant de confier une lettre confidentielle à Ali Kafi. Depuis Oujda, il traversera la frontière et la fameuse ligne Challe, barbelée, minée et surveillée, avec une escouade en direction de Béchar face à une armada et noria de l'armée française. Lotfi, bien qu'il soit un film de guerre, exhibe des séquences panoramiques très esthétiques, des effets noir et blanc par opposition à la couleur dunaire et ombrée, aériennes et crépusculaires, ou encore le «slow motion» à la Sam Pekinpah (La Horde sauvage, The Wild Bunch, Croix de fer, Cross of Iron).
Et puis, Lotfi et son frère d'armes (Ahmed Rezzak, ayant assuré et s'étant surpassés à travers un jeu imposant le respect), tombant dans ce guet-apens de l'armée coloniale s'échangeront des répliques portant sur la mer, savoir nager… Allégorique liberté et libération. Comme dans le film Butch Cassidy et le Kid (Butch Cassidy and the Sundance Kid) le western américain de George Roy Hill sorti en 1969. 170 minutes chrono... logiques !


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