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Quand des familles errent dans les rues...
Le comité SOS expulsion plaide pour une solution durable
Publié dans El Watan le 23 - 04 - 2015

Un enfant qui voit ses parents expulsés par la police sera traumatisé à vie. Il va détester la police, le pays et tout ce qui le symbolise», met en garde Hakim Salmi, président du comité SOS expulsion. «Les droits de l'enfant commencent d'abord par le droit à l'abri», rappelle-t-il. Ce militant des droits de l'homme estime que même dans le cas où l'expulsion est légale, «l'Etat doit prendre en charge la famille expulsée».
Notre interlocuteur préconise comme mesure d'urgence la mise à la disposition de ces familles des chalets au centre de transit. «L'Etat doit prévoir des lieux d'accueil pour les victimes d'expulsion, afin que la cohésion des familles ne subisse pas des démembrements, délinquance des adolescents, fléchissement scolaire des enfants ou des suicides, ou même dans certains cas des divorces suite aux conséquences irréversibles de l'expulsion», souligne le comité SOS expulsion dans un communiqué rendu public.
«L'Etat doit revoir la législation relative aux expulsions, notamment la création de cellules d'enquêtes sociales et de suivi au niveau des tribunaux», insiste ce comité créé en 2009, coïncidant avec l'année de l'accélération des expulsions. Depuis, quatre cas seulement ont été résolus. Il s'agit de quatre familles expulsées dans la wilaya de Blida en 2010. «L'ex-wali est intervenu en personne en octroyant des logements sociaux à ces familles», souligne M. Salmi, dénonçant par la même le laisser-aller des autorités dans d'autres wilayas.
«Le marché de la location est une forme d'exploitation»
Le vide juridique qui entoure le marché de la location et l'attribution de logements en Algérie est dans une large mesure à l'origine de l'exploitation d'une frange de la société (celle qui est en quête d'un logement) par une autre (celle qui en est propriétaire). Conséquence ? Le marché de la location est hors de prix, l'achat d'un appartement est inaccessible : 1500 familles à l'échelle nationale sont expulsées ou menacées d'expulsion.
Ce chiffre ne reflète en réalité que les familles qui se sont rapprochées du comité SOS expulsion (LAADH, aile Zahouane). En réalité, le nombre de familles qui se retrouvent du jour au lendemain à la rue est beaucoup plus important. Les grandes villes, à l'instar d'Alger, Oran, Constantine et Annaba viennent en tête de liste des régions ayant connu un grand nombre d'expulsions. Les premiers cas recensés sont liés au conflit d'héritage.
Des locataires qui ont occupé des logements depuis des décennies ont été forcés de libérer ces maisons par la nouvelle génération. Dans la plupart des cas, les héritiers veulent reprendre la propriété pour la revendre. «Autrefois, la location était considérée par nos grands-parents comme un moyen de protection pour la dignité des familles. Des maisons ont été louées à des prix symboliques. Et lorsque le locataire éprouve des difficultés à payer, le propriétaire le met à l'aise», se souvient Hakim Salmi, président du comité SOS expulsion. «Le tort des familles qui se retrouvent à la rue au niveau de la capitale c'est de respecter la loi», estime M. Salmi.
Des locataires exclus de la liste des logements sociaux
Ces familles n'ont pas accaparé des caves et des terrasses, comme l'ont fait de nombreuses autres familles. Ces dernières ont eu droit aux logements sociaux, tandis que de nombreuses familles ayant loué des appartements ont été exclues de la liste des bénéficiaires. «La priorité a été donnée aux constructions anarchiques. Tous ceux qui n'ont pas respecté la loi ont été récompensés avec la complicité des responsables des APC», regrette le représentant des familles expulsées.
Le logement de fonction est une sorte d'épée de Damoclès sur la tête des bénéficiaires. M. Salmi cite à titre d'exemple le cas de l'Institut national de la cartographie et de traçage (INCT) affilié au ministère de la Défense nationale. Des logements appartenant à l'INCT ont été attribués aux fonctionnaires de cet établissement durant les années 1980.
Le directeur général venu durant les années 2000 a décidé d'expulser les occupants. Pourtant, la décision d'attribution stipule que les bénéficiaires ont le droit de garder le logement après leur retraite. Après la mort du bénéficiaire, les héritiers ont aussi le droit d'y demeurer. Suite à la mobilisation des travailleurs, «les expulsions ont été bloquées. Mais le prix du loyer a été multiplié par 6», souligne M. Salmi. Soit un loyer de 20 000 DA pour un salaire qui ne dépasse pas 45 000 DA.
Mais ce calvaire semble avoir connu un dénouement récemment. Suite à une requête adressée par le comité SOS expulsion au ministère de la Défense nationale, cette institution a enfin réagi. Le MDN a décidé d'orienter une trentaine de familles vers la formule location-vente en prenant à sa charge le paiement de deux tranches. «J'invite les autres ministères à réagir de la sorte pour qu'aucun travailleur et sa famille ne se retrouvent à la rue», se félicite M. Salmi.
Notre interlocuteur considère les logements de fonction comme étant une forme d'exploitation. Il appelle par la même occasion à la consécration des quotas sous forme d'une location-vente, tout en excluant les logements d'astreinte. «Comment l'Etat peut-il tourner le dos aux fonctionnaires qui ont payé un prix fort en servant des institutions pendant la décennie noire, quand d'autres ont fui vers l'étranger, et qui aujourd'hui sont sans toit», s'interroge le comité SOS expulsion dans un document rendu public.


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