Mardi dernier, trois avocats ont déposé plainte auprès de la cour de Témouchent contre Chourrouk TV pour diffamation par le biais de son émission «Echourrouk touhaqiq» dans son numéro du 15 juin dernier. Leur emboîtant le pas, le bâtonnier de Sidi Bel Abbès, qui représente les avocats des cours de Sidi Bel Abbès et de Témouchent, s'est, lui aussi, constitué partie civile, estimant que la corporation a été calomniée notamment par des expressions du genre «les courtiers en défense» utilisées par l'émission. C'est d'ailleurs le bâtonnier, par ailleurs vice-président de l'Union nationale de avocats, qui a tenu un point de presse pour exposer des éléments de preuve démentant les accusations portées contre Maîtres Rahmani Abderrahmane, Bentorkia Mokhtar et Ramdani Abdelkader. Pour le premier, pièces et décisions de justice à l'appui, le bâtonnier affirme que le nommé ZB, interviewé par l'émission, a menti éhontément en déclarant n'avoir constitué maître Rahmani afin d'obtenir de la justice qu'elle se prononce sur la disparition de son frère, ce dernier après un départ en Arabie Saoudite, n'ayant plus donné signe de vie depuis 19 années : «Or, voyez par vous-même ce pv d'audition établi par le juge d'instruction auquel ZB a fait des déclarations à ce propos. Examinez encore cet acte établi par un notaire et par lequel ZB s'est désisté au profit de sa sœur de sa part d'héritage de son frère «disparu» ! Que maintenant son frère soit réapparu, qu'il s'assume et ne se défausse pas sur son avocat !» Quant à la deuxième affaire, BM, un autre interviewé, soutient avoir versé 250 000DA à maître Bentorkia sans résultat : «Constatez, au vu de cette décision, que cette affaire remonte à 1996 et que l'affaire portée en cassation a été gagnée auprès de la Cour suprême au profit de BM. Quant aux 250 000DA, ils sont imaginaires». Concernant la troisième affaire, il s'agit toujours de BM pour lequel, jugement à l'appui, maître Ramdani a obtenu la relaxe contre le versement de 15 000DA : «Comment se fait-il qu'on fasse tant de bruit, sur la base de propos calomnieux, à l'endroit d'un territoire de juridiction où les affaires traitées sont de petites importances, accusant les avocats d'être des courtiers dans le sens le plus péjoratif du mot !» L'orateur a indiqué que l'union des avocats, lors de sa prochaine réunion, sera saisie de l'affaire et aura à s'impliquer.